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Avez-vous des dettes de cartes de crédit?

Visa, MasterCard, AMEX ou diverses « cartes de crédit de magasins » peuvent avoir l’effet d’une tempête dans vos finances personnelles tellement le jeu des intérêts est unilatéralement pipé en faveur des émetteurs de ces cartes.

Récemment, même les cartes à faibles taux comme la CIBC Sélecte Visa sont passées de 11,5% d’intérêt à 11,99%… et plus, si votre crédit n’est pas jugé « parfait« ! D’ailleurs, même avec cette carte à taux d’intérêt réduit, ne vous surprenez pas si le taux est relevé à quelques 13, 14 ou 15%, sans avertissement et pour des raisons nébuleuses où vous êtes « inéligible » au « taux le plus bas« … comme le reste des cartes de crédit, c’est un racket avec un autre nom où ceux qui sont les plus vulnérables finissent, encore et toujours, par payer un niveau indécent d’intérêts.

À part les cartes de crédit à taux d’intérêt réduit, les consommateurs endettés peuvent s’attendre à payer entre 18% et 28% d’intérêts, pour le « service ». C’est évidemment pire avec les cartes de crédit de magasin, comme LaBaie, Sears, Canadian Tire, Home Depot et autres qui devraient être évitées À TOUT PRIX… même lorsqu’ils offrent des conditions apparemment avantageuses.

Enfin bref, très peu de gens ayant les moyens de rembourser leurs cartes de crédit finissent par avoir des problèmes de crédit. Les problèmes surviennent lorsque les achats dépassent la capacité à les rembourser.

En ce sens, un bon achat à 100$ peut coûter plusieurs dizaines de dollars de plus, dès la première année si le détenteur de la carte avec laquelle l’achat a été effectué n’a pas pu le rembourser. Comme l’intérêt est composé MENSUELLEMENT sur le solde impayé (incluant les intérêts ajoutés lors des mois précédents), le solde à rembourser EXPLOSE après un certain nombre de mois. C’est là que le consommateur est pris dans le piège de l’endettement et qu’il devient très difficile de s’en sortir.

L’Office de la protection du consommateur (OPC) fait le STRICT MINIMUM pour protéger les consommateurs québécois. C’est honteux à quel point l’OPC est devenu inoffensif contre les émetteurs de cartes de crédit qui font à peu près ce qu’ils veulent, surtout avec les jeunes et les clientèles les plus fragiles, financièrement.

Les banquiers de l’ombre ont trouvé, avec les cartes de crédit, un moyen de réduire les consommateurs québécois (et de partout, dans le monde) au niveau d’esclave économique. C’est très inquiétant.

Moralement, les cartes de crédit n’ont aucune réelle raison d’être puisque le crédit devrait être émis par le gouvernement AU TAUX DE BASE et tous les intérêts versés devraient revenir à 100% au gouvernement et NON à des banquiers privés.

Et les banquiers, soyez-en prévenus, ne manquent pas d’imagination pour vous appauvrir.

Techniquement, si un consommateur aux prises avec des dettes de cartes de crédit essaie de repayer sa dette plus vite (avant la date officielle du paiement minimum mensuel), ce paiement ne sera PAS pris en compte lors de la demande du paiement minimum mensuel. C’est un mécanisme très pervers qui empêche les consommateurs de repayer plus rapidement leurs dettes parce que 100% de l’argent doit être remboursé à partir du moment où le paiement minimum mensuel est réclâmé, pour que celui-ci compte à cette fin.

Le paiement minimum mensuel doit ABSOLUMENT être observé pour éviter que la dette ne soit réclâmée sur-le-champ ou que le taux d’intérêt soit REHAUSSÉ parce que le consommateur endetté présente alors un RISQUE PLUS ÉLEVÉ… la belle affaire.

Ainsi, un consommateur qui traîne une dette de 25,000$ à 20% d’intérêt devra assumer des intérêts mensuels d’environ (20% divisé par 12 mois — en ne tenant pas compte de l’intérêt sur l’intérêt, de mois en mois) 375$. Ayoye!

C’est énorme comme intérêt alors c’est normal que ce consommateur voudra payer sa dette au moment du paiement mensuel minimum et pas avant parce qu’il ne peut prendre le risque de tomber en défaut de paiement d’une aussi grosse dette.

Pire, le consommateur ne voudra pas en payer trop parce qu’il faut qu’il reste de l’argent pour payer LE PROCHAIN PAIEMENT MINIMUM MENSUEL qui arrivera dans une trentaine de jours. Ce sera beaucoup trop risqué de payer un plus gros montant de la dette s’il y a un risque de ne pas être capable de faire le prochain paiement, au complet et dans les délais impartis.

Les banquiers sont alors MORTS DE RIRE parce qu’ils peuvent appliquer leurs INTÉRÊTS INDÉCENTS sur un solde mensuel PLUS ÉLEVÉ et ce faisant, ils ajoutent encore plus de poids à la dette du consommateur qui déjà, n’arrive pas à s’en sortir.

Plus que jamais, le jeu malsain et malveillant des intérêts fait très mal aux consommateurs.

Moments d’infinies tristesses, malaises divers, divorces, dépressions et suicides n’en finissent plus d’être directement associés aux dettes de cartes de crédit. L’effet des dettes ne s’arrête évidemment pas aux consommateurs, eux-mêmes. Dans les faits, c’est tout leur environnement qui est susceptible d’en souffrir, à divers degrés.

L’endettement est une spirale accélérée vers l’usure indue d’un individu et de son environnement.

En tant que société, il faut stopper les banquiers qui se servent du crédit pour nous asservir individuellement et collectivement. Le crédit permet aux transnationales étrangères de nous vendre à fort prix des biens et des services dont nous avons peu ou pas besoin. C’est une imposture qu’il nous faut stopper en redonnant le pouvoir du crédit aux citoyens et aux gouvernements et non aux banquiers de l’ombre.

Chaque mois, des millions de Québécois n’arrivent pas à rembourser leurs soldes de cartes de crédit et au final, ont de la difficulté à comprendre l’ampleur de leur désespoir financier tant les dettes sont réparties sur plusieurs cartes et arrivent à divers moments dans le mois, ce qui diminue les chances de reprendre le contrôle de LA dette et éventuellement, la terrasser.

Que vous ayez des dettes personnelles ou non, vous êtes endettés en raison des dettes publiques qui ne sont pas mieux gérées que celle des individus ayant des difficultés à rencontrer leurs paiements. En fait, la dette du Québec sera impossible à rembourser et c’est à nos enfants qu’il appartiendra de TENTER de payer l’intérêt sur nos dettes… même pas « le principal ».

L’endettement est donc un problème individuel et collectif qu’il nous faut adresser SANS FAIRE APPEL AUX BANQUIERS parce qu’ils nous ont VOLÉ à chaque fois qu’ils en ont eu l’occasion.

Il faut cesser de perdre au jeu des intérêts.

Les banquiers font tellement fait de mal à notre société qu’il faut collectivement faire des choix qui circonscrivent complètement leurs services de « prêt d’argent » où nous n’avons fait que perdre.

Les consommateurs québécois n’ont pas à se sentir mal d’avoir des dettes parce que les « grands médias » surestiment les avantages et taisent les inconvénients liées à celles-ci. Ceci dit, le temps est venu de repayer nos dettes et de cesser de trop consommer afin d’éviter de nourrir les banquiers et leur appétit insatiable pour NOTRE argent.

Il faut finalement reconnaître les banquiers pour ce qu’ils sont vraiment: des vampires financiers qui n’amènent RIEN à notre société à part de la misère et de la souffrance pour financer leur rythme de vie princier. Dire NON aux banquiers de l’ombre, c’est dire OUI à une liberté financière sans précédent où l’argent est utilisé pour démocratiser la richesse et non pour la concentrer, comme c’est le cas actuellement, dans les mains des banquiers.

Pour vous ou vos enfants, le temps est venu d’en finir avec les dettes.

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