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Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a décidé prolonger le programme de rachat d’hypothèques d’urgence du gouvernement fédéral au-delà de sa date d’expiration.

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L’aide d’urgence qui a été consentie aux banques canadiennes, à même nos deniers publics, pourrait finalement se révéler assez rentable, pour Ottawa.

Des économistes (qui travaillent pour les banques) estiment que le fédéral pourrait récolter jusqu’à 5MM$ si les banques se prévalent de la totalité des 125MM$ mis à leur disposition pour racheter des blocs de prêts hypothécaires assurés, via la SCHL. Ce programme a été créé en octobre 2008, au plus creux de la crise financière.

Après un peu moins d’un an, les banques n’ont converti en espèces que pour 62,4MM$ d’hypothèques, essentiellement au début du programme, au moment où toutes les institutions prêteuses de la planète peinaient à obtenir du financement privé.

Rappelons qu’en date du 24 septembre 2009, le quotidien The Globe and Mail écrivait que le ministre Flaherty avait bel et bien décidé de prolonger le programme au-delà de sa date d’expiration originale censé y mettre fin, cette semaine.

Il demeure passablement difficile de quantifier exactement les profits qu’Ottawa pourrait récolter parce que les conditions offertes aux banques par le fédéral fluctuent et ne sont apparemment pas dévoilées publiquement (ce qui peut s’avérer préoccupant puisqu’aucune prétention ne peut être dûment vérifiée).

Contrairement à la majorité des prêteurs, le gouvernement canadien n’encourt pas de risques additionnels puisque les hypothèques sont déjà assurées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Selon les chiffres du gouvernement, Ottawa récolte un différentiel de 0,86% sur environ 43MM$ en hypothèques à taux fixe achetées des banques. Cela pourrait se traduire par un profit annuel de 372M$ pour Ottawa, ou plus de 1,5MM$ sur cinq ans. Le gouvernement récolte aussi un différentiel de 1,02% sur environ 19MM$ en hypothèques à taux variable.

Jack Aubry, un porte-parole du ministère fédéral des Finances a dit « Nous avons toujours dit que nous ferions un profit, mais nous n’avons jamais mis de chiffre précis dessus » mais là, il semble que l’opération pourrait être profitable. Le ministre n’a pas voulu dire ce qu’il fera de cette nouvelle entrée d’argent.

En fin de compte, croyez-vous que ce sont les banques ou les contribuables qui gagnent le plus, via ce généreux programme de rachat d’hypothèques d’urgence du gouvernement fédéral?

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