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À peu près toutes les institutions financières et grands pourvoyeurs de services tentent de faire migrer leur clients vers des relevés de compte électroniques.

Parmi les raisons invoquées, on retrouve…

  • les bienfaits pour l’environnement;
  • la fin du gaspillage de papier, de timbres et d’énergie pour livrer ces relevés;
  • l’accès plus rapide au relevé de compte en cours;
  • la possibilité d’accéder à d’autres services (plus ou moins utiles) lorsque connectés pour consulter l’ensemble des relevés de compte, dont le plus récent.

En plus de ces arguments qui plaisent à de nombreux clients, il y a habituellement des concours offerts à ceux qui se convertissent au relevé de l’ère numérique.

Ainsi, un grand nombre de clients ont déjà fait le saut vers les factures électroniques et la plupart ne le regrettent pas.

Il faut cependant se demander si le passage aux relevés électroniques profite au client autant qu’à l’institution financière.

Certes, le client a accès à ses comptes plus vite mais lorsque ceux-ci arrivaient via le courrier, ce n’était pas beaucoup plus long et il n’y a rien comme un beau relevé-papier pour tout comprendre, en un coup d’œil. Un relevé-papier, ça se classe facilement et pour plusieurs personnes, c’est indispensable.

Pour l’institution financière, chaque client qui passe au relevé électronique lui fait économiser un montant variable mais significatif. Aucune institution financière n’a proposé de réduire les frais de service des clients qui optaient pour le relevé électronique alors on doit conclure que les profits supplémentaires qu’ils ont dégagé avec cette transition a été passé aux actionnaires (directement ou non). Qu’importe l’usage exact des profits dégagés, on constate que ce ne sont pas les clients qui en bénéficient.

Il y a quelque chose de malsain dans le fait que les clients qui acceptent que leur vie devienne de plus en plus numérique n’obtiennent pas de rabais marqués sur le prix de leurs services, vu que ceux-ci ne coûtent presque plus rien à délivrer.

Et ce n’est pas parce que les banques font plus d’argent qu’elle embauchent plus d’employés pour répartir leur immense richesse. Au contraire, les 7 grandes banques canadiennes ont fermé des centaines de succursales, au Canada, de 2004 à ce jour et ce, malgré des profits-records. En ce moment, c’est Desjardins qui tente de fermer ses petites Caisses populaires régionales en commençant par couper les services de guichets automatiques dans les régions moins populeuses.

En fin de compte, chaque client doit y aller avec ses préférences.

Si c’est plus agréable avec un état de compte via le web, tant mieux. Si ça ne l’est pas, alors c’est préférable de conserver son relevé-papier. Certains fournisseurs ont essayé de forcer les clients à accepter des relevés électroniques mais ils ont tous arrêté lorsqu’ils se sont rendus compte qu’une large part de leurs clients les quittaient pour d’autres fournisseurs qui offraient les relevés-papiers auxquels ils tenaient. Comme quoi les habitudes ne se changent pas du jour au lendemain.

Est-ce que vous croyez que les relevés électroniques seront éventuellement accompagnés de rabais marqués sur les services afin de refléter le coût beaucoup plus de traitement, associés aux relations-client via le web?

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