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Après que 40MM$ aient été perdus sous la garde d’Henri-Paul Rousseau, le rescapé de Power Corporation, c’est au tour du très controversé Michael Sabia de nous faire perdre 5MM$.

Vous avez bien lu, chers amis.

Nous venons de perdre un autre 5 milliards de dollars ce qui porte notre perte totale, à la Caisse de dépôt et placement du Québec, à quelques 45MM$ — on dirait un cauchemar qui ne veut plus finir.

Avec un vire-capot comme Michael Sabia à la tête du bas de laine des Québécois depuis seulement quelques mois, nous devons nous attendre au pire. Il a été « placé » à son poste de PDG par les Libéraux de Jean Charest au moment où Power Corporation a récupéré Henri-Paul Rousseau. Ça ressemble à une grosse valse de copinage. Les incompétents remplaçant d’autres incompétents.

Suite à cette spectaculaire perte, l’institution cessera ses investissements risqués dans les prêts immobiliers — duh!

Au salaire que ces « dirigeants » sont payés, ils auraient pu allumer avant mais non, ils ont laisser disparaître notre argent avant de daigner nous annoncer la catastrophe qui s’est produite sous leurs yeux.

La Caisse se dit confrontée à des baisses de valeur importantes et à un rendement global nul au premier semestre de 2009 et qu’en conséquence, elle abandonnait ses activités de prêts risqués dans l’immobilier commercial. On pensait que ces clowns s’étaient domptés avec les papiers commerciaux mais non, ils brillent une fois de plus par leur médiocrité à anticiper les tendances du marché… c’est pathétique.

Ainsi…

Au cours de la période de six mois terminée le 30 juin, la CDPQ a enregistré des baisses de valeur de 2,2MM$ dans ses placements en dettes immobilières et de 1,8MM$ dans ses placements en immeubles. Wouhou!

Le PDG de la Caisse, Michael Sabia, a annoncé la disparition de la filiale Cadim dont le modèle d’affaires était jugé trop risqué. Ben quin…

Le portefeuille de dettes immobilières, évalué à 10,8MM$ au 31 décembre 2008, ne valait plus que 8,6MM$ six mois plus tard, soit une dépréciation de 20,4%.

À cela se sont ajoutées des baisses de valeur de 1,3MM$ dans les placements privés, les infrastructures et les participations, ainsi que de 400M$ dans ses investissements en papier commercial adossé à des actifs (PCAA). On croyait que c’était fini les histoires de PCAA mais apparemment, il en reste encore. Grrr…

Pendant les six premiers mois de 2009, la Caisse a donc inscrit des pertes non matérialisées totalisant 5,7MM$, qui ont complètement annulé le rendement de 5% que l’institution a réalisé dans ses autres secteurs d’activités (principalement les titres cotés en bourse et les obligations).

Devant cette situation particulièrement humiliante, la Caisse a décidé de cesser tout investissement dans les prêts immobiliers subordonnés, plus particulièrement les « prêts mezzanines », prêts qui servent à combler l’écart entre la mise de fonds de l’acheteur d’un immeuble et le montant du prêt hypothécaire qu’il obtient d’institutions financières.

À la suite des dévaluations inscrites au 30 juin 2009, ces prêts à risque représentent moins de 10% du portefeuille de placements en dette immobilière de la Caisse.

L’institution a de plus annoncé hier l’intégration de la filiale Cadim, qui investit dans les immeubles multirésidentiels et dans les hôtels, à la filiale SITQ, active dans le secteur des immeubles de bureaux et parcs d’affaires. C’est Cadim qui avait lancé les investissements dans les prêts immobiliers à risque, il y a plusieurs années.

« Le modèle de banque d’affaires adopté par Cadim reposait sur la recherche d’un rendement supérieur par un risque accru », a déclaré le PDG de la Caisse, Michael Sabia. En clair, il nous dit que Cadim a joué à la lotterie avec notre argent.

Confrontée à une perte aussi cuisante, la Caisse réussira-t-elle à simplifier sa structure?

M. Sabia a tenté de se justifier en disant « Dans le secteur du financement immobilier, la stratégie de Cadim se fondait sur l’hypothèse d’une progression marquée du marché des prêts subordonnés. Or, la crise financière est venue bouleverser les conditions de marché propices à un tel scénario, notamment aux États-Unis. » mais ça ne répare pas les pots cassés.

La restructuration en cours vise donc à « simplifier la structure du groupe immobilier et à lui donner l’agilité requise pour mieux saisir les occasions d’investissement et mieux gérer les risques », a dit René Tremblay, premier vice-président, immobilier par intérim.

Ainsi, les dirigeants de la Caisse continuent d’encaisser leurs salaires princiers au moment même où ils perdent des milliards de dollars de NOTRE ARGENT et en plus, ils trouvent le moyen de rire et de blaguer lors de leur conférence de presse.

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