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Votre concessionnaire automobile vend des véhicules, votre épicerie vend des aliments et votre boutique de vêtements vous habille mais votre banque, qu’est-ce qu’elle vend, elle?

Votre banque ou caisse populaire d’économie vend un produit que nous avons tous acheté, à un moment ou à un autre de notre vie de consommateur, à savoir que votre banque vend des dettes.

Et oui, sans votre endettement, les banques ne feraient pas autant d’argent qu’aujourd’hui, au moment où le niveau d’endettement —de tout le monde— atteint des records.

Qu’il s’agisse des consommateurs individuels, des familles, des organismes (publics, para-publics ou sans but lucratif), des compagnies, de municipalités et villes, du gouvernement provincial ou fédéral, tout le monde flirt avec l’endettement… au grand bonheur des banquiers qui s’en mettent plein les poches.

Les banquiers étant des créatures particulièrement parasitaires dans notre société, ils ne manquent jamais une occasion de favoriser la hausse du niveau d’endettement ou à tout le moins, le profit que chaque dette leur rapporte.

À la base, une banque à charte ou une caisse populaire d’économie emprunte l’argent à la Banque du Canada au taux spectaculairement bas de 1% (au moment de publier ce billet) pour le prêter, presqu’immédiatement après, à un taux bien plus élevé, comme 11% pour un prêt à la consommation ou à 19,9% via une carte de crédit Visa ou MasterCard, par exemple. On voit l’énorme différence entre ce que l’argent coûte aux banquiers et ce que ça leur rapporte, via l’intérêt très élevé porté par chaque dette ainsi créée.

Oubliez l’émission de soyeux billets de banque, les dettes se créent à 97% via des transactions complètement électroniques.

Par exemple, quand vous achetez une paire de souliers à 125$ via votre carte Visa Desjardins, vous venez de créer une dette de 125$ que vous devrez repayer moyennant un intérêt annuel de 19,9%, advenant que vous n’ayez pas complètement reboursé cet achat après les trois premières semaines suivant celui-ci (la fameuse « période de grâce »).

Et comme si ce n’était pas assez payant comme ça, pour les banquiers, le jeu des intérêts composés où la somme à rembourser augmente à chaque mois leur fait gagner encore plus d’argent. En gros, il s’agit d’un habile transfert systémique de richesse des plus pauvres vers les très, très riches.

Pas surprenant que tant de consommateurs aient le haut-le-cœur quand on leur parle d’endettement. Ils savent à quel point c’est toxique dans leurs finances! Qu’importe, ils doivent quand même faire appel au crédit pour la plupart de leurs achats, soit un hypothèque pour leur maison, un prêt auto pour les transports et les cartes de crédit pour tout le reste, souvent parce que l’emploi occupé ne rapporte pas assez pour prendre de l’avance, financièrement.

Les banquiers font déjà beaucoup d’argent en plaçant l’argent qu’on leur confie sous forme d’épargne mais en faisant la promotion active de l’endettement comme mode de vie (rappelez-vous toutes les publicités de Visa et de MasterCard), ils ont créé une mine d’or et ce, avec l’aide du gouvernement du Canada qui leur consent une place dans l’oligopole bancaire canadien d’où ils peuvent emprunter à un taux ridiculement bas de 1%… pendant que le reste des Canadiens se font vampiriser à des taux habituellement entre 10 et 30 fois ce pourcentage.

On pourrait qualifier l’endettement de racket. Les banquiers essaient de se donner une belle image de citoyens corporatifs modèles mais c’est difficile de croire à leur bonne foi quand ils tentent l’impossible pour nous faire glisser dans l’endettement.

En fait, vous aurez sûrement remarqué qu’il est devenu presqu’impossible d’emprunter une somme de moins de 5,000$ pour un prêt à la consommation. Dans ces cas, les banquiers vous invitent à utiliser votre carte de crédit. Ce que le banquier fait, c’est de vous refuser un prêt qui aurait probablement porté un intérêt de 11% pour vous pousser à en contracter un à 19,9% via votre carte de crédit qui ramène des profits dans les mêmes poches, soit l’institution financière pour laquelle il travaille.

Le gouvernements restent silencieux devant cette pratique qui, dans les faits, accomplit deux choses:

  1. Empêche les consommateurs d’avoir un accès à un prêt d’argent à un taux plus bas; et
  2. Permet aux banquiers d’exercer un racket où le consommateur est forcé de payer plus cher pour contracter une dette.

C’est le même principe que pour un « shylock » (ou usurier, en français) qui sait qu’il opère dans un relatif monopole où lui seul a l’argent (vu un contexte particulier pour l’emprunteur qui peut difficilement s’approvisionner ailleurs) et où sa victime se voit forcée d’accepter des conditions sans cesse plus désavantageuses.

Ainsi, les banquiers aiment se payer des publicités qui les font bien paraître parce que la réalité de leurs actions révèle leur vrai visage et c’est très laid. De l’extorsion pratiquée de manière plus ou moins subtile.

Si notre gouvernement avait à cœur le bien-être financier de ses concitoyens, il bloquerait le taux d’intérêt imposable via les banques à 2% au-dessus du taux de base de la Banque du Canada, permettant ainsi aux Canadiens d’éviter la création et l’entretien perpétuel de lourdes dettes. Par exemple, avec ce modèle, les banques ne pourraient exiger plus de 3% pour tous leurs prêts, pour un maison, une auto ou tout autre bien ou service. Même les cartes de crédit seraient illégales en haut de 3%. Imaginez l’enrichissement collectif qui s’ensuivrait! Même les banquiers feraient de bons profits mais comme ils en veulent toujours plus, ils rivaliseraient d’ingéniosité pour convaincre le gouvernement de « laisser agir le marché » pour leur permettre de remettre les intérêts à 19,9% et non pas 3% — c’est ainsi qu’on voit que les banquiers, malgré toutes leurs prétentions, ne voient qu’à LEURS intérêts et non aux nôtres.

C’est parce qu’on se tait et qu’on accepte tout ce que les banquiers nous enfoncent dans la gorge à chaque fois qu’on est fragile, financièrement, qu’on en est rendu là.

En privé, les banquiers n’ont PAS BEAUCOUP DE RESPECT pour les consommateurs qui s’endettent. Pour eux, ce sont des sources de revenu et pas des êtres humains. D’ailleurs, quand avez-vous un banquier être clément à propos du paiement d’une dette? À peu près jamais à part dans des cas où ils perdraient plus qu’ils ne gagneraient à forcer un remboursement. Comme lorsqu’ils laissent un délais d’un mois pour éviter de perdre gros lors d’une faillite mais rassurez-vous, même pendant ce délais pré-négocié, les banquiers laissent courir les intérêts et vont faire encore plus d’argent. Alors pour le respect des consommateurs qui s’endettent, du point de vue des riches banquiers, on repassera!

Le gouvernement du Canada n’a pas de respect, non-plus, pour ses citoyens parce qu’en accordant un monopole sur l’argent à un club sélect d’institutions financières, il choisit d’enrichir un petit groupe au détriment de 99% de la population.

Tout le monde a (encore) besoin d’argent pour se loger, se nourir, se loger, se déplacer et… vivre.

En accordant aux banquiers le monopole sur l’argent canadien, notre gouvernement fédéral nous a VENDU aux loups qui, eux, ne se gênent pas pour EXIGER des intérêts objectivement usuriers sur des prêts de toute nature.

Le gouvernement fédéral se place en total conflit d’intérêt en prétendant qu’un prêt usuraire a lieu lorsqu’un intérêt de plus de 60% par année est exigé mais dans les fait, des prêts à 19,9% sur les cartes de crédit devraient être considérés comme usuraire, surtout quand on considère que cet argent prêté a été acquis à 1% (de la Banque du Canada) et qu’il n’existe aucune autre source pour des prêts à des taux semblables à ceux consentis aux banques.

Les ravages individuels et sociaux provoqués par les banquiers outrancièrement avaricieux ne se comptent plus.

Le Canada ne s’est jamais aussi mal porté que depuis l’explosion des dettes, dans toutes les sphères sociales où l’argent est nécessaire soit à peu près partout.

Le système actuel d’endettement ne peut plus durer.

Soit les taux d’intérêts sont plafonnés à (par exemple) 2% au-dessus du taux de base que la Banque du Canada consent aux banques ou encore, on tient les banquiers responsables des effets de leur cupidité malsaine et malveillante.

On pourrait penser que c’est agréable d’avoir de riches banquiers mais la réalité, c’est qu’en aspirant la richesse depuis les classes pauvres et moyennes vers les ultra-riches, on enlève à la population la capacité de se réaliser et de vivre dignement pendant que les banquiers, on l’a vu clairement avec tous les scandales en lien avec les paradis fiscaux et l’usage abusifs d’abris fiscaux discutables, retirent leurs profits de notre système économique pour le planquer… ailleurs.

Ce faisant, les banquiers se comportent en parasites financiers qui ne font qu’appauvrir les consommateurs qui finissent par n’avoir d’autre choix que de s’endetter, encore et encore. Toujours au profit des banquiers qui gagnent de l’argent, des richesses et du pouvoir que les politiciens ne semblent plus capables de mettre en échec.

Serait-il possible d’envisager un système financier canadien qui soit RÉELLEMENT au service des consommateurs et non des banquiers? Voilà une question qui se pose et soyez assurés que les banquiers ne veulent pas que vous y réfléchissiez parce que plus vous allez creuser leur racket d’endettement, plus vous voudrez vous en soustraire et fonctionner autrement.

Alors donnez des sueurs froides aux banquiers et imaginez, ne serait-ce qu’un seul instant, à quel point notre pays pourrait fonctionner de manière plus équitable pour tous sans l’avarice sans nom des banquiers qui continuent à vous rire au visage.

Parlez avec votre député fédéral et exigez qu’il vous parle d’alternatives pour en finir avec le monopole des banquiers sur l’argent qui devrait, aujourd’hui et toujours, nous servir, nous, le 99% et non eux, le 1% qui se complait dans ce jeu unilatéralement avantageux des intérêts.

Exprimez-vous! Arrêtez de vous taire… les banquiers vous rient au visage et vous vous laissez faire. Ça n’a aucun sens! L’argent devrait être un outil pour tous et non un mécanisme d’extorsion systématisée au seul profit des banquiers et de leurs souteneurs. Contribuez à mettre fin à ce monopole sur l’argent!

Les caricatures suivantes vous feront rire… et réfléchir:

Source: MacLeodCartoons

Source: Amorim

Source: Quel

Source: Joseba Morales

Source: Sofia Mamalinga

Source: Estelle Carol & Bob Simpson

Source: Spiros Derveniotis

Source: Nayer

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