Select Page

 

Avoir des enfants, qu’importe leur âge demeure un défi. Certains parents s’en rendent compte au fil du temps. Les lunettes roses qu’on s’invente, dans notre tête, adoucissent les moments de grand stress mais froidement, le stress est bel et bien réel.

Il y a environ un demi-siècle, l’école a été graduellement piratée par une élite sombre qui veut apprendre des choses bien spécifiques à nos enfants, soit d’obéir, de respecter les « règles » et de s’oublier afin de se concentrer sur leur « devoir ».

Et ça fonctionne.

Regardez la quantité inédite de problèmes de santé mentale chez les jeunes adultes qui « se cherchent » sans se trouver parce qu’ils ont beau se défoncer dans leur travail, ça ne les rapproche pas de leur cœur, de leur voix intérieure, de ce qu’ils sont, fondamentalement. Trop souvent, avec leur travail, ils ne font que payer les comptes mais s’oublient, eux, dans le processus. Et ça les détruit, à petit feu.

Or, un humain avec des problèmes, c’est payant. Un humain heureux, ça n’enrichit personne ou alors, beaucoup moins de monde. Alors, les élites sombres ont soigneusement conçu leur « système social » pour détruire les familles. De cette manière, isolés les uns des autres, ils tombent plus facilement dans les problèmes qui empoisonnent leur vie… et celle de ceux qu’ils côtoient.

Pourquoi apprendre à aimer la vie quand un médecin peut vous prescrire une ribambelle d’anti-dépresseurs? Au Québec, les anti-dépresseurs font désormais partie de la « normalité », tout comme le méthylphénidate administré aux enfants, sous des marques comme Ritalin et ou des amphétamines, comme dans les cachets d’Adderall (que la DEA américaine a qualifié de « cocaïne des enfants »). C’est un gigantesque problème de santé publique et le gouvernement ne fait rien pour modifier ce système gangréné qui détruit les individus.

Parmi les vecteur de cette attaque contre la dignité humaine, on retrouve les devoirs. Cette arme qui détruit les enfants et leur unique chance de pouvoir profiter d’un peu de temps, après l’école, pour vivre leur… enfance.

L’enfance est un moment magique où les enfants doivent se trouver. En ne faisant rien ou en faisant quelque chose, l’idée étant qu’ils se retrouvent avec eux-même et autant que possible, avec ceux qu’ils aiment (et qui les aiment).

Avec des devoirs, à tous les soirs de semaine au primaire et les fins de semaines, aussi, dès le passage au secondaire, les enfants n’ont plus de temps pour eux ou alors si peu qu’il n’y a, au final, que l’école dans leur vie.

Ce n’est pas normal.

Pire, c’est une attaque contre les enfants, leurs frères et sœurs, leurs parents et tous ceux qui souffrent de voir ces unités familiales éclater sous la pression constante qu’introduisent les devoirs dans une maisonnée moderne.

les-enfants-croulent-sous-les-devoirs

Vous ne savez pas ce qu’est une maisonnée moderne? Elle a mille visages mais de plus en plus, on parle de monoparentalité ou de familles reconstituées avec des gardes complètes ou partagées, avec leur lot de défis respectifs. Aussi, la folie d’avoir deux ou trois emplois pour juste arriver à survivre. Le stress de toujours risquer de perdre son emploi. La santé chancelante dans les villes où l’air est lourdement pollué. La circulation et ses bouchons qui n’en finissent plus. Le stress lié aux relations interpersonnelles. Et bien plus!

La famille moderne est sous attaque, de toutes parts.

Et les familles qui restent continuent d’éclater pour alimenter la monoparentalité et les familles reconstituées, à géométrie variable où malgré toute la bonne volonté des parents, il arrive trop souvent que les défis soient insurmontables. Ce qui condamne des conjoints potentiels à jeter l’éponge du « rêve de vie à deux » pour retomber dans la monoparentalité, la précarité financière et souvent, la dépression et divers problèmes personnels.

Le Québec se meurt.

Déjà que la famille est attaquée de toute part, à commencer par le marché du travail qui exige un minimum d’heures de travail pour survivre et tous les autres stress de la vie, voilà que l’école vomit son cursus au cœur des maisons de ces unités familiales déjà éprouvées avec comme effet, souvent, d’être la goûte qui fait déborder le vase.

Journée typique

Autant l’enfant que le parent méritent d’avoir leur période de repos, après leur journée. École et travail sont prenants et sans la période du soir pour récupérer et affronter le lendemain, tout devient pénible.

Pour les parents, le lever a lieu vers 6h30 pour préparer le déjeuner pour 7h et les lunchs pour 7h30 parce qu’il faut être à l’école à 8h05, maximum (au primaire) et pour 9h (au secondaire, selon les écoles).

Ensuite, c’est à 15h10 au primaire ou 15h25, au secondaire que ça se termine pour les enfants mais les parents, eux, terminent trop souvent à 17h alors qu’est-ce qui se passe? Les enfants sont FORCÉS de rester à l’école, avec le « service de garde », jusqu’à ce que le parent puisse finir par arriver, après avoir combattu le trafic pour arriver à l’école.

Là c’est le retour à la maison pour 17h15 et la course pour préparer le souper. C’est souvent dans cette dynamique merdique que les parents abdiquent et optent pour des repas préparés, question de « mettre au four » et « arriver », dans leur propre maison, après une journée à rouler leur bosse, au travail. Au diable la cuisine-maison! Avec cet horaire de fou, il n’y a de place que pour la pizza, les croquettes, les frites et tout ce qui se réchauffe vite. Vous voyez le genre de problème que ça créé pour la santé de tout le monde? Et imaginez cette « vie de rêve » en mode monoparental, avec un, deux, trois ou plus d’enfants. Ish. C’est surhumain mais bon, les devoirs ne sont pas encore faits!

Alors dans ce capharnaüm de « priorités », à commencer par le souper, il faut inclure le « petit 10 minutes de devoirs » (que LA professeure a promis très courts) et qui prennent, en réalité, une bonne heure bien sentie, surtout si l’enfant a OSÉ prendre une soirée pour prendre ça plus relaxe (il a alors OSÉ être un enfant, il a OSÉ écouter son cœur et se respecter, lui-même… Ô scandale, scanderont les professeur-e-s). Les « petits devoirs » finissent presque toujours par être plus longs parce que les parents ne sont PAS des professeurs et même s’ils sont brillants, ils n’ont pas appris la matière la journée-même et sont crevés de leur journée.

Même si les enfants font comme s’ils n’ont pas trop besoin de leurs parents pour les devoirs, ils ont quand même besoin de supervision et plus les années avancent et plus c’est de la peau.

Disons que les devoirs finissent par finir, il est généralement 19h et il faut opérer la routine des bains et douches pour que tout le monde soit prêt pour le lendemain. La fatigue s’accumule et le potentiel de conflit augmente, exponentiellement.

Impossible de profiter pleinement de ce qu’il reste de la soirée, tout le monde est archi-fatigué et le soleil est parti se coucher.

Wow!

Elle est pas belle la réalité québécoise pro-devoirs?

C’est ce genre de vie poche qu’on veut pour nos enfants et pour nous-mêmes?

Des vies où ce sont les devoirs qui arrachent des moments magiques, à chacunes de nos soirées pour nous les remplacer par des moments de stress inutile?

Les devoirs sont une INSULTE au fait humain.

Une insulte sans fin à la famille et au temps qui devrait socialement lui être réservé.

Chaque professeur qui s’obstine ENCORE à imposer des devoirs est un parasite social qui contribue, par son action pro-devoirs, à détruire le peu de temps en famille qu’il reste aux enfants.

C’est d’une tristesse incroyable.

De voir ces pauvres enfants terminer leur journée à l’école pour ensuite trainer de lourds sacs d’école pour continuer l’école, à la maison.

les-gros-sacs-a-dos-remplis-de-devoirs

Non, mais, quel culot de la part des professeurs. Quel arrogance d’imposer des devoirs à nos enfants qui veulent avoir un peu de temps, pour eux.

Inversion

Il peut arriver que les devoirs rapprochent, momentanément, un enfant de son ou ses parents. Ça arrive mais ça serait probablement arrivé aussi, sans devoirs.

Pour chaque parent qui aime les devoirs parce qu’il peut voir la « progression » de son enfant, il y en a bien plus qui se sentent rabaissés dans leur rôle de parents parce qu’ils n’arrivent pas à bien transmettre leur savoir à leur enfant, faute de connaissances pointues sur les sujets enseignés.

Ainsi, les devoirs peuvent aider, occasionnellement, un élève qui ne comprenait pas un concept mais c’est bien plus la compétence du professeur et l’harmonie de la classe qui font la différence.

Les devoirs n’ont qu’une influence minime sur les résultats scolaires.

Le temps d’en finir avec les devoirs

Il est temps de refuser le plan de destruction des familles des élites de l’ombre.

Les devoirs doivent cesser.

Au pire, des leçons qui prennent 10 ou 15 minutes. De la révision légère, facultative.

Si on veut respecter les enfants, il faut respecter leur enfance,

Si on veut respecter les parents, il faut respecter la famille, en ce qu’elle a de noble, de fort et de fragile, à la fois.

En volant les soirs aux familles, c’est toute notre société qu’on fragilise.

À chaque devoir qui est imposé, c’est le Québec tout entier qui continue de s’engouffrer dans le piège de la « normalisation scolaire » qui fait plaisir à des « règles éducatives » mais qui détruit l’enfance d’une autre génération.

L’école devrait comprendre qu’elle deviendra vraiment utile lorsqu’elle cessera de prendre toute la place, dans la vie des enfants et des familles, comme elle le fait maintenant.

Dire non aux devoirs, c’est dire oui aux enfants et à leur famille.

Pin It on Pinterest