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Les professeurs d’histoire du Québec et du monde entier savent depuis longtemps que ceux qui gagnent les guerres et contrôlent les médias (qu’importe l’époque) finissent toujours par écrire « leur version » de l’histoire, pour les générations futures.

Comme les vaincus et les morts ne parlent pas, il faut parfois chercher un peu plus loin que ce qui est inscrit dans un quelconque manuel d’histoire « approuvé (de manière formelle ou non) par le ministère de l’Éducation » pour arriver à voir, comprendre et expliquer les deux côtés de la médaille.

En stimulant le sens critique des élèves, les professeurs d’histoire, au secondaire mais aussi tout au long du primaire, gagnent en crédibilité auprès de leurs élèves qui, plus que jamais auparavant, pourront contre-vérifier les enseignements « officiels » avec les différentes versions de l’histoire qui circulent, sur l’internet.

Il faut faire confiance à nos jeunes et à leur capacité de discerner entre la propagande historique des peuples victorieux et l’autre version, parfois beaucoup plus juste, du « peuple conquis », souvent véhiculée dans leur folklore, jusqu’à ce jour, faute d’avoir pu la publier (sous peine de représailles).

Avec bientôt 7 millards d’humains sur terre et des dizaines de milliers de cultures qui s’entrechoquent continuellement, parfois avec d’excellents résultats et parfois pas, il importe de ne pas tomber dans le piège intellectuel et éthique de l’histoire des gagnants.

Tous les acteurs du monde de l’éducation du Québec doivent défendre avec ferveur ces professeurs d’histoire qui vont « plus loin que le manuel scolaire officiel » pour vraiment plonger les élèves dans l’histoire et leur permettre, enfin, de comprendre les véritables enjeux qui ont mené aux tournants décisifs dans notre passé.

Nos enfants méritent qu’on leur dise la vérité parce que refuser de le faire —qu’importe la raison— reviendrait à leur mentir. Il y a des façons de dire les choses, certes mais ce qu’on dit doit toujours tendre vers la plus stricte vérité.

C’est ainsi qu’on prépare la génération montante à la « vraie vie » et non à une espèce de conte de fées insipide que certains éditeurs de manuels scolaires ont le culot de faire passer pour de l’histoire.

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