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Avec les gouvernements qui augmentent sans cesse les impôts, les taxes et les frais, pas surprenant que les citoyens du Québec tentent, par tous les moyens d’améliorer leur sort financier, malgré les incessantes ponctions qui les appauvrissent.

Parmi ces moyens contemplés pour augmenter leur enrichissement, de nombreux Québécois sont tentés par la bourse.

C’est normal puisqu’à chaque jour, les réseaux de nouvelles relaient des indices boursiers comme le TSX, le DOW et le NASDAQ pour donner une idée de la direction économique du jour.

À la longue, plusieurs Québécois viennent à croire que ces indices sont des refuges pour quiconque veut voir son enrichissement augmenter mais attention, peu de gens sont conscients que ces indices sont hautement manipulés pour éliminer les entreprises les moins performantes pour les remplacer par celles qui performent le mieux et ainsi créer ARTIFICIELLEMENT l’impression que les choses vont en s’améliorant.

L’indice lui-même n’étant pas mesuré sur les même critères, habituellement de jour en jour, il faut être diablement connaissant en bourse pour savoir sur QUOI, exactement, l’indice est basé. Et comme ça change souvent, bonne chance à quiconque voudra baser une opinion à moyen ou long terme sur ça!

Les indices boursiers sont donc l’œuvre de génis des mathématiques qui cuisinent continuellement les choix d’entreprises et les proportions dans lesquelles celles-ci sont représentées pour vous convaincre que l’indice va toujours en s’améliorant.

Lorsqu’on comprend cette arnaque, on comprend toute l’ironie d’une « correction boursière » où la valeur de l’indice chute précipitemment. En fait, c’est un moment où les stratèges derrière l’indice boursier n’ont pas eu suffisamment de temps pour cuisiner leurs chiffres et donc, sont exposés au grand jour, avec une chute de la valeur de leur indice.

Ajoutez ensuite le facteur de l’abondance d’argent, mis en circulation par les banques centrales (comme la Fed, aux États-Unis et dans une moindre mesure, la Banque du Canada) où les titres boursiers sont achetés avec de l’argent qui perd continuellement de la valeur, au point de ne plus rien valoir (à terme).

Ainsi, l’accès à l’argent étant comparable à un bar ouvert pour les banquiers (qui nous prêtent ensuite cet argent à des taux flirtant avec l’usure), quelle valeur peut-on VRAIMENT donner à une entreprise côtée en bourse si ceux qui l’achètent le font avec de l’argent dont la valeur ne fait pas concensus?

Les indices boursiers, ici comme ailleurs dans le monde, ne sont qu’une grosse illusion entretenue pour convaincre les masses de se séparer —légalement— de leur argent pour bénéficier des « rendements » annoncés. Ces « projections de rendement » étant souvent basées sur des rendements passés, il s’agit, purement et simplement, de haute spéculation… avec l’argent des autres.

Les indices cuisinés ne sont cependant pas une mauvaise affaire pour tout le monde.

Les experts, initiés et autres spécialistes de la finance peuvent, assez facilement, faire les poches aux NOUVEAUX INVESTISSEURS qui ne comprennent pas tous les rouages des indices boursiers et qui peuvent, comme lors d’un spectacle de magie, regarder à droite pendant qu’ils se font avoir, à gauche.

Pour ces manipulateurs financiers, les nouveaux investisseurs amènent de l’eau au moulin, pour faire image.

Ce sont ces nouveaux investisseurs qui permettent d’amener un minimum de légitimité à l’indice puisque l’argent amené a été GAGNÉ et a donc de la valeur, contrairement à l’argent des riches et influents banquiers qui ont utilisé leur clavier pour CRÉER DE L’ARGENT provenant directement de la banque centrale.

Évidemment, les banquiers s’enrichissent qu’importe l’origine de l’argent mais en inondant le marché avec de l’argent provenant, en quantité démesurée et presque sans fin, de la banque centrale, chaque nouvel influx d’argent DIMINUE LA VALEUR de l’argent placé par les nouveaux investisseurs.

La régulation des marchés, comme ce que fait l’Autorité des marchés financiers n’a aucun impact sur les opérations de la quasi-totalité des indices boursiers de la planète alors même si ce type d’organisation nous coûte une fortune à opérer, en ce qui a trait aux indices boursiers, ça ne nous sert à peu près à rien.

Alors les investisseurs québécois ont tout intérêt à surveiller de près leurs avoir et y penser deux fois plutôt qu’une avant de se laisser endormir par le chant des sirènes émanant des opérateurs d’indices boursiers.

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