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relation_avec_l_argent
Pour de nombreux Québécois, le simple fait de parler d’argent leur donne de l’urticaire. Heureusement, il en reste quelques-un pour lire des articles comme celui-ci!

Mais pourquoi tant de contribuables québécois sont-ils mal-à-l’aise avec l’argent? Certains évoque un passé de colonisateur colonisé ou encore l’influence malsaine de l’Église catholique mais il ne faudrait pas non-plus minimiser la détresse émotionnelle engendrée par les dettes.

Comme une majorité de consommateurs en Occident, les Québécois gèrent de moins en moins d’avoirs et sombrent de plus en plus dans l’endettement. Ce passage vers une réalité continuellement plus lourde de dettes indispose de très nombreux Québécois, au point où une simple discussion sur l’argent peut devenir pénible.

Il y a deux raisons de s’endetter: (1) pour des besoins à court terme et (2) pour financer l’acquisition de valeurs relativement sûres. Les besoins à court terme ne facilitent pas, à proprement parler, le processus d’enrichissement d’un consommateur alors que les valeurs sûres bénéficient, quant à elles, d’un fort potentiel.

Par exemple, pour combler son besoin à court terme de manger, on peut aller à l’épicerie et payer 25$ pour acheter des légumes (pour la semaine) mais pour bien illustrer ce point, un consommateur qui priorise les valeurs sûres optera pour un petit système de jardinage hydroponique intérieur à 250$ qui, pour environ 20$ d’électricité (sur une base annuelle) et 30$ de pousses (ou de graines), produira sans arrêt pour environ 10$ de légumes à chaque semaine. Au bout de l’année, la première alternative coûte 1,300$ alors que la seconde coûte 820$, soit une économie de 480$ qui représente un enrichissement significatif, surtout au fil des années alors que le coût du jardin hydroponique aura été pleinement amorti.

Imaginez que vous preniez le temps d’appliquer cette logique à tous vos achats. La différence, en fin d’année, s’avère très significative. Le but est de chercher à faire migrer une partie de nos achats vers des valeurs sûres afin d’en dégager de meilleurs rendements, un peu comme s’il s’agissait d’investissements.

Lorsque vous devez choisir entre deux biens de consommation, optez pour celui qui présente une qualité supérieure car non-seulement vous l’apprécierez davantage à l’usage mais vous pourrez probablement le revendre pour entre 65 et 95% de sa valeur initiale, si vous en prenez soin et gardez l’emballage. Les vrais « pros » de cette approche prennent d’ailleurs le temps d’écrire leur petite annonce (souvent destinée à l’internet) dans les jours qui suivent l’achat de l’item. De cette façon, c’est très facile de le vendre lorsqu’on ne s’en sert plus. Ça fait moins de choses qui traînent dans la maison et plus de sous dans vos poches.

Il y aurait tant à dire à propos des valeurs sûres mais gardez à l’esprit que chaque consommateur rencontre des occasions qui lui sont propres alors il faut savoir les reconnaître et les évaluer par soi-même.

À la longue, on finit par s’y retrouver et savoir quand dépenser et à l’inverse, quand éviter d’ouvrir notre porte-monnaie.

Tags: argent, dettes, endettement, valeurs sûres, biens de consommation, items, revente, investissement

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