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Il y a ce moment à chaque mois de septembre où, du jour au lendemain, on passe de l’été à l’automne. Raide.

Et bien ce jour, pour 2015, c’est aujourd’hui.

Hier encore, on avait chaud en shorts et les goûtes nous coulaient sur les tempes quand on marchait vite, au soleil mais aujourd’hui, c’est tout le contraire. Le ciels gris ne laisse passer aucun rayon de soleil et il pleut de manière intermittente. On ne parle même pas du vent qui, absent presque tout l’été, se décide à venir nous briser le froid ambiant dans la face, nous forçant à mettre un chandail chaud sous notre coupe-vent d’automne.

Évidemment, les shorts ont été remisées au profit de jeans longs et les sandales sont devenues inadéquates alors qu’on se demande quelle paire de chaussures d’automne on va se mettre dans les pieds.

En moins de 24 heures, on vient de changer de saison!

Qu’importe la date officielle du passage de l’été à l’automne, dans les faits, ça s’est opéré aujourd’hui et gare à quiconque n’y était pas prêt! Les cigales en ont pris pour leur rhume dans les boutiques où tout ce qui chaud se vendait au prix fort. C’est bon pour les boutiques mais pour le portefeuille, c’est mortel.

Parlant de portefeuille, on en revient au contexte de la rentrée scolaire qui vient de nous rentrer dans les reins avec ses myriades de chèques qu’il faut écrire à l’école de chacun de nos enfants parce qu’en plus des presque 8,000$ par enfant (sans besoins particuliers), par année qu’ils reçoivent, ça leur prend sans cesse plus d’argent pour opérer… alors nous, les parents, on paie et on se saigne à blanc parce que l’école a trop de salaires à payer et au lieu de s’organiser autrement (et travailler mieux) facture sans cesse les parents!

Mais bon, c’est la combinaison de la rentrée scolaire et du changement de saison qui fait mal puisque juste après que l’école ait été pigé à deux main dans vos maigres économies, voilà que Dame Nature décide de virer, sans préavis, vers une nouvelle saison où il faut renouveler la garde-robe de tous les membres de la famille, surtout les enfants qui grandissent sans cesse et ne rentrent plus dans leurs vêtements d’automne de l’an passé. Ca$hing! Votre carte Visa va pleurer, cette année encore pour des bas chauds, des souliers chauds (ou des “Duck Shoes”), des bottes de pluie doublées à l’intérieur, des pantalons longs, des chandails, des manteaux de type coupe-vents avec différents volumes de rembourrages pour les journées plus ou moins chaudes qui vont nous être servies d’ici l’hiver. Le kit! Et on ne parle même pas des chapeaux, des gants et des cache-cou. Multipliez ce capharnaüm de vêtements par le nombre d’enfants que vous avez et vous comprenez pourquoi vous demeurez pauvres.

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Les plus veinards peuvent compter sur des vêtements gratuits qui leurs arrivent par des parents ou des connaissances qui ont des enfants plus grands mais on comprends que ce n’est pas une majorité de parents qui ont cette chance. Tant mieux pour ceux qui économisent des centaines de dollars, à chaque changement de saison.

En plus des vêtements, la température nous force à fermer nos fenêtres et à faire fonctionner nos calorifères pour chauffer nos maisons, chasser l’humidité et éviter que les enfants n’aient froid la nuit. Tout ça alors qu’hier, on crevait!

Au Québec, les changements de saison sont brutaux alors on a appris à prévoir à l’avance mais qu’importe, ça nous coûte quand même cher et en pleine période de rigueur budgétaire, plusieurs familles plus pauvres en prennent pour leur rhume. Des parents incapables de trouver de bons emplois et des enfants dont les besoins sont à toute fin utile incompressibles, il y a de quoi faire de l’anxiété individuelle… et familiale.

Certains s’organisent mieux que d’autres mais en cette ère de familles monoparentales et reconstituées, il arrive souvent que chaque parent doive dépenser pour une large part de la garde-robe de chaque enfant parce qu’enfin de compte, la garde partagée suppose deux collections de vêtements (et non juste une, comme à l’époque où les familles étaient unies)… imaginée la dépense. Les boutiques ne s’en plaindront pas mais ça laisse les parents plus fragiles, au plan financier.

Septembre est un mois de prédilection pour l’endettement. Si vous le pouvez, essayez d’éviter de vous endetter car les mois d’hiver vont encore vous forcer à dépenser pour les vêtements encore plus chauds et vous devez être prêts pour ce coup-là aussi.

Il y a des lecteurs plus riches qui ne se reconnaîtront pas dans ce qui est écrit plus haut et c’est normal, leur fonds de roulement est tel que même en achetant les vêtements les plus dispendieux, ça ne paraît même pas, dans leur compte courant! Et c’est bien correct ainsi, tous les parents aimeraient flotter sur un tel nuage de richesse mais on a vite compris que c’est l’exception qui a ce formidable avantage financier, sur tous les autres.

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Alors comment faire pour survivre à septembre?

Comme à chaque année, rivalisez d’ingéniosité pour trouver des vêtements usagés, en bon état et idéalement gratuits.

Contactez des parents plus riches et offrez d’aller ramasser, chez-eux, leurs vieux vêtements. Vous ferez le tri chez-vous et pourrez peut-être même vendre certains morceaux. Avec les profits, vous pourrez acheter des bas chauds et des sous-vêtements confortables à vos enfants.

Demandez à des parents ou des amis de vous aider à identifier des gens qui donnent du linge et impliquez-vous pour en recevoir un maximum. Donnez aux autres ce que vous n’utilisez pas.

Si vous n’avez pas le choix —comme la majorité des gens— achetez les vêtements qui manquent en ligne pour éviter la cohue dans les magasins et profiter de rabais faciles à identifier en ligne mais difficiles à trouver “en boutique”, comme les rabais de type “liquidation”.

Dans le pire des scénarios, faites comme des milliers d’autres parents et garochez-vous à la dernière minutes dans les boutiques surchargées où vous n’aurez d’autre choix que de vous contenter de ce qui reste. Des fois on a de la chance et d’autres fois, on souhaiterait en avoir un peu plus!

Alors voilà, le changement de saison, vers l’automne, s’est opéré aujourd’hui et que vous le vouliez ou non, dans tous les garde-robes de la maison et tous les tiroirs de toutes les commodes dans les chambres, c’est le branle-bas de combat qui s’opère!

Bon mois de septembre, chers parents!

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