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Il semble que les médias n’en aient que pour les controversés cours d’éthique, à l’occasion de cette nouvelle rentrée scolaire!

Le jeudi 28 août 2008, jour de la rentrée pour de nombreux élèves du secondaire, la ministre Michelle Courchesne en a profité pour réitérer les priorités de son ministère — elle aurait dû dire “de donner un enseignement de premier ordre à tous les élèves, selon leurs talents, capacités, niveau et préférences” mais ça, c’est réservés aux élèves qui fréquentent les écoles d’élite!

En fait, la ministre Courchesne a parlé de…

  • son plan d’action pour l’amélioration de la langue française;
  • le soutien aux élèves en difficulté;
  • la lutte au décrochage scolaire; et
  • la violence à l’école.

Disons qu’aucun de ces sujets n’intéressait les médias que celui des nouveaux cours d’éthique.

Même si la ministre Courchesne se dit confiante et minimise les 600-quelques demandes d’exemption pour ce cours (dans l’ensemble du Québec), sur le plancher des vaches, les professeurs censés enseigner ce nouveaux cursus ne partagent pas tous son enthousiasme.

Il faut souligner le fait que le ministère n’a encore accepté AUCUNE demande d’exemption. Le ministère prétexte qu’un bon nombre de ces exemption viennent de l’Estrie, région où une coalition a vu le jour pour s’opposer à l’introduction de ce cours. La ministre, ignorant les préférences des parents, propose plutôt aux parents inquiets de s’impliquer dans la gestion des établissements.

Ouch! En terme d’accommodements, c’est zéro…

Comme je le mentionnais plus haut, les professeurs attitrés à ce cours ne se sentent vraiment pas à l’aise pour le donner et surtout, pour en tester les connaissances acquises, vu la nature très relative des informations qui y sont transmises.

La ministre Courchesne n’a absolument rien à dire à ces centaines de professeurs qui se sentent abandonnés par ce même ministère qui les force à prodiguer ce cours, pour la toute première fois. Ainsi, la ministre “pelte” par en avant, encore une fois.

Ce qui me titille, c’est que la ministre parle continuellement de “réussite des élèves”, ce qui est noble en soi mais elle oublie (peut-être par exprès) de s’attarder sur “l’excellence de l’enseignement” — aurait-elle peur de s’aventurer sur ce terrain?

Enfin bref, malgré les obstacles qui se dressent sur son chemin, la ministre Courchesne demeure confiante à propos des cours d’éthique mais est-ce qu’elle a raison de l’être où est-ce simplement “un gros show” pour masquer un véritable “problème”?

Tags: éthique, religion, religions du monde, cours d’éthique, cours de religion, sectes, morale, professeurs, élèves, ministre, michelle courchesne, estrie, exemption, écoles, québec, éducation

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