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Vous seriez surpris à quel point il y a une grande proportion de la population québécoise qui est pauvre.

Les gouvernement du Québec et du Canada tentent de masquer la pauvreté mais il suffit d’être un tantinet observateur pour la voir, un peu partout, autour de nous.

La fameuse classe moyenne est sous attaque de toutes parts et voit son fardeau de dettes, de problèmes de santé et de difficulté à vivre malgré que ses membres occupent un emploi (instabilité, salaire insuffisant et coût de la vie trop élevé). Dans un tel contexte, les citoyens qui sont censés vivre “dans la moyenne” se rapprochent inexorablement du mode de vie des pauvres, avec tout ce que ça comporte de pernicieux, surtout en ce qui a trait à quelque chose d’essentiel à notre vie, comme la nourriture.

On le sait, la nourriture vendue en épicerie est principalement constituée de choix lourdement manufacturés. Aussi bien les pauvres que les gens de classe moyenne ont habituellement tant de contraintes que ces choix alimentaire s’imposent d’eux-même, tant par leur prix que par leur attrait, au plan de la préparation culinaire simplifiée.

Le problème vient du fait que cette nourriture dite industrielle ne contient que peu ou pas de nutrition, vous savez, les vitamines, minéraux, enzymes et oligo-éléments dont le corps a besoin pour fonctionner et maintenir son état de bonne santé.

Une alimentation lourdement industrialisé signifie habituellement une telle carence nutritive qu’on constate une augmentation significative du diabète, d’un large spectre de maladies dégénératives et de diverses atteintes graves à la santé, par manque cruel de valeur nutritionnelle.

En fait, l’industrie alimentaire, de connivence avec nos gouvernements, tente de taire une vérité qui dérange, à savoir que la nourriture industrielle, ça empêche les pauvres de crever de faim mais ça finit par les précipiter vers une panoplie de maladies et finalement, la mort.

Les quatre chevaliers de cette apocalypse alimentaire sont:

  • Les viandes de basse qualité;
  • Les préservatifs alimentaires;
  • Les additifs; et
  • La surabondance de sucre.

On pourrait aussi parler du sel en trop grande quantité ou des gras trans qui bouchent nos veines et artères mais on retrouve au moins un de ces quatre piliers de la décadence nutritionnelle dans une foule de produits alimentaires issus de processus de fabrication industriels qui dénaturent les aliments au point d’en dérober tout avantage, au plan nutritionnel.

Vous aurez compris que cet apocalypse nutritionnel s’abat, de manière disproportionnée sur les pauvres.

Les Québécois plus riches ont les moyens de payer 3,50$ par piment ou 2,50$ par botte de céleri alors qu’un pauvre, par manque d’argent ou de connaissance pour la préparation de ces aliments riches, au plan nutritionnel, voudra mettre le peu d’argent qu’il a dans l’achat d’un produit alimentaire manufacturé, avec les importants problèmes de santé auquel il s’expose, au fil du temps, en choisissant de dépenser son budget pour l’alimentation, de cette manière.

Nos gouvernements préfèrent feindre l’ignorance face à ce problème de santé publique, sans cesse en croissance en raison de la présence massive des produits alimentaires industriels, dans nos épiceries.

Si nos gouvernements avaient le courage d’attaquer ce problème de front, ils trouveraient le moyen de prioriser des aliments qui sont…

  1. Toujours nutritifs parce que pas (ou minimalement) modifiés, par un processus de transformation industriel (comme les fruits, les légumes, les œufs et les viandes);
  2. Manipulés avec soin (où l’on fait attention de maintenir leur état, aussi naturel que possible);
  3. Issus de sols et de semences “organiques” (on parle de terres qui n’ont pas été appauvries par des pratiques agricoles court-termistes et destructrices pour les sols et un usage nul ou très sensé d’insecticides et de pesticides qui pourraient empoisonner les consommateurs);
  4. Sélectionnés pour pousser afin de livrer un maximum de nutrition et non un maximum de “rendement”, au sens “commercial” du terme; et
  5. Consommés aussi près possible du lieu de culture.

Ça demanderait que nos gouvernements prennent les choses en main parce qu’en ce moment, nos grandes épiceries sont des points de distribution des aliments lourdement manufacturés provenant de transnationales alimentaires qui existent pour générer des profits pour leurs actionnaires, pas pour maintenir et améliorer la santé des gens ou alors, très peu.

Nous sommes à l’ère de l’optimisation des profits, en alimentation.

  • Plus petites portions, même prix ou alors, plus cher (pour célébrer l’arrivée d’une nouvelle “saveur”, par exemple);
  • Format dits “pratiques” où le consommateur paie davantage pour de l’emballage que pour le contenu alimentaire (les friandises de format “lunch”, par exemple);
  • Recettes en apparence prometteuses mais pas au plan nutritionnel, par exemple lorsqu’un aliment attrayant est ajouté mais quand on y regarde de plus près, on constate que c’est en toute petite quantité;
  • Ajout de conservateurs pour étirer la durée de vie du produit, qu’importe l’effet sur la santé de celui-ci; et
  • Ajout de rehausseurs de goût (comme le GSM) pour donner une certaine saveur (souvent chimiquement induite) à des produits alimentaires transformés (et qui ne goûteraient presque rien sans ces rehausseurs de goût).

On pourrait aussi parler des techniques pour créer des dépendances alimentaires au sucre, par exemple. Le sucre étant réputé créer une dépendance encore plus forte que celle de la nicotine, pour les fumeurs.

Le sucre est partout mais ce n’est que l’une des armes des petites et grandes compagnies qui fabriquent l’alimentation “en boîte” et les consommateurs, bien que mieux informés, se sentent trop souvent mal outillés pour faire de bons choix-santé… surtout lorsqu’il sont pauvres.

Le point sur les pauvres

Notre société québécoise fait partie des sociétés riches mais quand on y regarde de plus près, c’est un 40% de gens plus riches qui mènent une meilleure vie alors que 60% font leur possible pour garder la tête hors de l’eau.

À l’épicerie, les consommateurs ne laissent pas paraître leur problèmes financier ou alors, très peu. Tout le monde s’arrange pour paraître sous son meilleur jour mais au final, notre alimentation a une influence réelle sur notre santé, d’où l’importance de ne pas laisser la pauvreté dicter les choix.

Frais et nutritifs, nos aliments supportent notre bonne santé. À l’inverse, la nourriture industrielle enrichit des actionnaires qui exigent du “rendement” ou dit autrement, des “profits” qui leurs sont habituellement versés sous forme de généreux dividendes.

Ne vous fiez plus aux transnationales de l’alimentation pour vous aider à demeurer en santé, lorsque leurs produits peuvent être assimilés à de la nourriture industrielle.

Même si vous êtes pauvres, usez d’ingéniosité pour échapper à leurs griffes. À court terme, ça semble surréaliste de s’alimenter différemment tellement nos habitudes sont ancrées en faveur de la nourriture industrielle mais vous savez, au fond de vous, qu’il y a moyen de manger mieux alors donner-vous la chance de réussir ce tournant pro-fraîcheur et pro-nutrition.

Il y a des moments où, pauvres ou riches, une gâterie issue de la filière de la nourriture industrielle peut amener un sourire à vos lèvres et c’est bien correct ainsi mais ne vous laissez pas prendre dans ce piège sans nutrition pour l’essentiel de votre alimentation.

Qu’importent vos revenus, votre santé n’a pas de prix alors éloignez-vous des profiteurs qui fabriquent de la nourriture industrielle de basse qualité, au plan nutritionnel et intéressez-vous à tout ce qui est frais et nutritif.

La solution, comme en toutes choses, se trouve entre vos mains. Vous êtes la somme de vos choix. En alimentation aussi.

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