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Même après avoir dressé un bilan peu reluisant du recours à des sacs d’écoles boulimiques dans les écoles du Québec, il semble que le système scolaire ne se dompte pas et reviendra, cette année encore, à la charge avec des sacs d’écoles si lourds qu’ils risquent d’endommager, à nouveau, la santé du dos de nos enfants!

On dirait ce constat sorti tout droit d’un roman de science fiction macabre où les administrateurs scolaires feignent de ne pas se rendre compte que les proverbiaux “sacs de briques” causent un tort, parfois irréparable, à tous les élèves qui sont forcés de les trimbaler.

À l’approche de la rentrée scolaire 2008, l’Association des chiropraticiens du Québec (ACQ) tient d’ailleurs à rappeler aux écoliers que le port inadéquat du sac à dos augmente les risques de contracter des problèmes au dos, sans parler de toutes les autres complications.

Puisque les os des jeunes ne sont pas tout à fait formés, une pression trop grande sur leur dos peut entraîner une mauvaise posture ou pire, une déformation de la colonne vertébrale.

La règle générale veut qu’un sac d’école ne doive jamais dépasser 10% du poids de l’enfant alors si vous petit amour, en 2e année, pèse 60 livres, il ne devrait jamais trimbaler des charges de plus de 6 livres.

Pourtant, presque toutes les écoles québécoises bafouent ces proportions en surchargeant les enfants de travaux à faire à la maison… à l’aide de gros livres (jamais divisés en chapitre “détachables”).

Bien entendu, au-delà de cette règle élémentaire, il faut ajuster correctement les bretelles, porter le sac comme il se doit (bien appuyé sur les deux épaules) et répartir intelligemment la charge, avec les livres les plus lourds placés les plus du dos.

Dans le cas où un enfant porte son sac à dos à l’aide d’une seule bretelle, sur une base régulière, il force les muscles de sa colonne vertébrale à compenser ce poids réparti inégalement dans son dos, augmentant du même coup les risques de blessures, souvent permanentes.

Handicaper nos enfants pour la vie ne devrait -pas- faire partie de la mission première des écoles.

Pourtant, chaque fois que les professeurs font le choix d’acheter des livres mal conçus (sans petits modules facilement détachables pour en reduire dramatiquement le poids lors des transits) et qu’il omettent de se concerter, entre eux, pour éviter les surcharges, il y a un manque grave qui ne peut pas être tolérés par les parents qui veillent à la bonne santé de leurs enfants.

Même si de nombreuses directions scolaires ne prennent pas ce problème de santé publique au sérieux, la nature permanente des blessures induites par des sacs d’écoles trop lourds devrait les exposer à de coûteuses poursuites et même, à des recours collectifs car, encore une fois, il ne semble y avoir que les poursuites judiciaires aux lourdes conséquences financières qui font réfléchir ces individus en position d’autorité qui n’exercent manifestement pas leur meilleur jugement et conséquemment, mettent en danger la santé des enfants qu’ils sont censés protéger… et instruire.

Voyez à la santé du dos de votre enfant parce qu’il semble que de trop nombreux professeurs, eux, n’y prêteront aucune attention.

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