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Chaque jour, de beaux petits bébés québécois (mignons comme tout) voient le jour.

Déjà qu’en tant qu’au stade de fœtus, ils n’ont pas beaucoup de droits, est-ce qu’ils obtiennent le respect qu’ils méritent, en tant que bébés ou plus tard, en tant qu’enfants?

Entre les parents irresponsables qui fument en présence de leurs enfants, ceux qui dépensent l’argent de l’épicerie dans l’alcool ou qui font sentir à l’enfant qu’il est “de trop”, il existe mille raisons d’exiger une Charte des droits des enfants.

Pourquoi les parents responsables exigeraient-ils que tous les enfants québécois soient aussi bien aimés, traités et respectés que les leurs?

Parce que ne pas le faire serait hautement irresponsable, au plan social.

Les gouvernements ont horreur de personnaliser les choses car ça ajoute (apparemment) une couche de complexité non-approuvée (par leurs syndicats) à leur travail alors les légions de fonctionnaires “simplifient” les choses à l’extrême au point de ne plus voir que des numéros de dossiers à traiter.

Quand ces dossiers concernent des enfants, l’indifférence des fonctionnaires à ce qu’ils “ressentent” (dans leurs trippes) cède presque toujours le pas aux “profils” (impersonnels et froids) qui faussent tout, dans notre société.

Compte tenu de l’espace que prennent nos gouvernement dans nos vies, il faut décrier cette approche bureaucratique qui a évacué, une convention collective à la fois, toute trace d’humanité dans la desserte des “services rendus”, en échange des dizaines de milliards de dollars en impôts qu’ils nous coûtent.

Pourquoi parler de l’indifférence générale des fonctionnaires au monde qui les entourre?

Parce que les fonctionnaires, eux-mêmes, ne se remettent —pas assez— en question et que leur attitude actuelle rend leur travail moins productif, au point d’en devenir parfois contre-productif.

Ça rend normal le fait de “traiter un dossier” mais anormal (ou hors-normes) le fait de s’intéresser au dossier au-delà du “profil” strictement administratif.

En clair, la machine gouvernementale se nourrit (sans fin) de sa propension à rendre normal le fait transformer l’humain en banal “profil” coiffé d’un pathétique “numéro”, au lieu du nom et du contexte social particulier et propre à chaque personne… humaine.

Ce serait si simple (pour un fonctionnaire) si tous les humains (et leurs “problèmes”) pouvaient être gérés dans une belle feuille de calcul MS-Excel avec des colonnes toutes bien alignées.

Et dans les gouvernements, les amateurs colonnes bien alignées (sans prendre la peine de bien comprendre la réalité derrière les chiffres) sont légions.

Imaginez à quel point cette attitude “profil officiel VS gros bon sens” peut faire du mal à nos enfants.

Et c’est encore pire pour les bébés…

Par exemple, un père irresponsable qui fume dans la maison où vient d’arriver son petit bébé pourra le faire sans être dérangé. Même les “travailleurs sociaux” ne pourront pas l’empêcher d’empoisonner en toute impunité un petit être laissé sans défense devant cet agresseur qui n’arrêtera que lorsque des parents responsables exigeront une Charte des droits des enfants… pour les protéger, enfin.

N’attendez pas du gouvernement qu’il tente de protéger les enfants.

Le gouvernement a déshumanisé ses fonctionnaires alors il ne faut plus rien attendre de ces individus qui ont troqué leur meilleur jugement pour des “normes” établies par des pseudo-experts.

Ainsi, la tâche d’établir une Charte des droits des enfants nous revient à nous, les parents responsables du Québec.

Voici des idées de base:

  • Pour tous les enfants présents en territoire québécois, qu’importe son origine…
    • Le droit inaliénable à sa pleine intégrité physique;
    • L’accès immédiat et gratuit à tous les services de santé nécessaires pour rétablir son état de pleine santé (i.e.: ne pas le bourrer de médicaments mais bien rétablir “son état de pleine santé” — ça forcerait une évolution spectaculaire dans le domaine de la santé… la mafia médico-pharmacologique actuelle nous paraîtrait moyen-âgeuse, en comparaison);
    • L’accès à une éducation publique de première qualité gratuite ou quasi-gratuite, sans que l’argent soit un facteur limitant dans la poursuite de la quête des connaissances nécessaires à la pleine réalisation de chaque enfant (la culture et la valorisation de l’excellence, qu’importe le choix de carrière);
  • Lorsqu’un enfant québécois se trouve ailleurs que sur le territoire québécois, qu’il reçoive toute l’aide dont il a besoin pour revenir au Québec et y vivre, s’il en fait la demande (incluant la pression diplomatique nécessaire pour que ça ait lieu, rapidement).

Il ne s’agit que d’idées lancées sans expertise légale spécifique mais le tout premier point concernant la pleine intégrité physique me semble fondamental.

Lorsqu’on pense aux abus quotidiens que subissent plusieurs de nos enfants à cause de l’irresponsabilité des autres, il semble évident qu’il faille rétablir l’ordre normal des choses avec une Charte des droits des enfants ou tout autre écrit qui force les gens irresponsables à se prendre en main, sous peine de conséquences proportionnelles à leur niveau d’irresponsabilité, le tout, dans le meilleur intérêt de chaque enfant.

Je ne crois pas être le seul parent québécois à trouver que trop d’enfants ne sont pas aimés, pas respectés et privés des conditions qui leurs permettraient d’atteindre leur plein potentiel.

Le but n’est pas d’établir un état policier mais plutôt de confirmer notre intention, en tant que société, de placer les intérêts de nos enfants en tête de nos priorités et non, comme c’est le cas actuellement, à la suite d’une trop longue liste de “considérations”.

Aimer nos enfants devrait être un réflexe tout naturel, pour —tous— les Québécois mais, à l’évidence, il y a encore de troublantes exceptions, partout autour de nous.

D’ici à ce que tous les enfants soient aimés, établissons un Charte qui leur donne des droits fondamentaux… parce que le gouvernement ne bougera jamais si on ne les force pas à le faire. Montrons à —tous— ces enfants qui souffrent en silence que nous ne les avons —pas— oubliés.

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