Fêter Noël seul… mais avec Facebook!

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D’entrée de jeu, ceci n’est pas un article triste, bien au contraire, c’est un regard serein sur une réalité sans cesse plus connectée où les individus ont une vie physique qui, parfois, s’avère moins intéressante qu’en ligne.

Qu’il s’agisse de Noël, du jour de l’An ou de toute autre fête “officielle”, au cours de l’année, une importante proportion de la population québécoise préfère éviter le bruit, les excès et tout ce qui accompagne les fêtes en familles ou entre amis pour fêter en solo.

En solo, oui.

Mais pas tout à fait.

Les réseaux sociaux sont devenus si présents dans nos vies de tous les jours qu’il n’y a aucune raison qu’ils ne le soient pas, aussi, les jours de fêtes officielles. Comme Noël.

Et cette année, c’est Facebook qui s’illustre le plus, par l’ampleur de sa portée, par ses outils (comme Messenger) et par la précision des informations qu’il nous présente.

Alors, on se retrouve avec des centaines de milliers de Québécois qui passent le plus clair de leur soirée de Noël en solo, avec un œil attentif sur Facebook.

Les scénarios

Il peut s’agir aussi bien de la personne invitée à une fête et qui, pour toutes sortes de raisons, préfère rester connecter à Facebook que de discuter avec “Mononc’ Gérard” ou “Matante Truc-chouette”. On s’en doute, la collection d’amis via Facebook colle pas mal mieux à ses préférences. Ça peut être une partie de la soirée ou la quasi-totalité, on devine que le puissant réseau social prends beaucoup de place.

Bien sûr, il y a aussi ces Québécois qui choisissent de rester seuls, le soir de Noël. Grâce à Facebook, ils peuvent suivre ce qui arrive dans la vie de ceux qui vivent de beaux moments, tout en restant discrets derrière leur appareil connecté.

Dans un cas comme dans l’autre, le temps passe plus vite et on se sent “connectés”. La connexion a simplement lieu via le web, plutôt qu’en personne. Pour un cerveau qui se serait peut-être ennuyé, autrement, c’est gagnant de rester près de “son réseau” dans Facebook.

Avec typiquement des milliers d’amis-Facebook, il y a toujours quelque chose à voir ou des échanges à bonifier avec des phrases qui donnent l’impression que la fête bat son plein… même si c’est le calme plat.

Après-tout, Facebook, c’est le monde de l’image et de l’égo.

Fêter Noël seul... mais avec Facebook! 1

Cet univers virtuel où tout est embelli pour donner l’impression que tout va toujours bien ou encore, qu’on fait partie de ceux qui font flèche de tout bois, pour ainsi dire, après avoir bien pesé les conséquences de nos différentes réparties, parfois impulsives pour attirer l’attention et parfois réfléchies pour faire rayonner le bon jugement, sur tout et rien.

Soyons francs, Facebook efface les moments de solitude pour quiconque s’en sert activement.

De tout temps, nous n’avons jamais été aussi facilement en contact, les uns, les autres. Alors qu’avant, il y avait la famille et les amis, c’est maintenant le règne des amitiés virtuelles, souvent nées dans les terreaux fertiles des communautés d’intérêts de gens qui “pensent-pareil” et qui aiment échanger. Sans surprise, ces amis-Facebook finissent par échanger, aussi, lors des fêtes… comme Noël.

Bon ou mauvais?

On pourrait penser que c’était tellement mieux avant, avec les familles qui se réunissaient pour fêter mais il faut se demander si tout le monde y trouvait vraiment son compte.

Souvent, il s’agissait de “présences obligées” et juste ça, c’était assez pour en irriter un bon nombre.

Et les invités, même s’il faisaient partie de la famille et des amis ne garantissait pas que tout le monde avait RÉELLEMENT envie de se voir. Les tiraillements internes, dans les familles sont légions, pour ne pas dire des conflits ouverts.

Ainsi, les traditionnelles fêtes de Noël nous rappellent parfois de beaux souvenirs mais il faut se demander si c’est là le seul modèle de fête qui est satisfaisant, pour les gens. À l’évidence, la réponse est non puisque pour plusieurs Québécois qui restent seuls, avec Facebook, la fête est tout aussi agréable.

Certes, il y en a qui s’ennuient mais avoir un tout petit peu mieux planifié, ils auraient pu se trouver une “fête physique” où aller mais bon, ça ne s’est pas produit. Facebook a quand même aidé à briser la solitude, pour eux aussi, s’ils ont choisi d’y accéder.

Pour Facebook, c’est la preuve que le monde numérique entre si profond dans la vie des gens qu’un bon nombre d’entre-eux préfère la présence familière d’un réseau qui leur ressemble plutôt que la présence physique d’une famille qu’ils connaissent, de moins en moins.

Le formidable recul des familles

Et là, on touche au nœud du problème: les familles qui perdent du terrain, sur tous les fronts.

La vérité, c’est que tout le monde travaille pour payer son loyer, son auto et son train de vie. Ça ne laisse plus de temps à consacrer à la famille, à part pour les urgences… ou les fêtes, si c’est possible, ou désiré.

Ainsi, dans la vie de tous les jours, les Québécois ont bien plus d’interactions significatives avec des amis-Facebook qu’avec des membres de leur famille ou même, des amis. Il y a bien les collègues de classe (pour les plus jeunes) ou de bureau (pour les “adultes”) mais au fond, Facebook offre des ponts là où la vie physique n’en fais plus.

La manière dont notre société individualiste est organisée, surtout avec l’inexorable ascension des divorces et des reconstitutions de familles à géométrie de plus en plus variable, ne donne presqu’aucune chance aux familles qui veulent perdurer. C’est une bataille presque perdue d’avance où chaque membre de la famille finit par trouver un intérêt supérieur à entretenir sa vie numérique plutôt que sa vie réelle.

Heureusement, nous avons encore un peu de temps pour se trouver un nouvel équilibre dans ces écosystèmes de vie qui ont un volet numérique sans cesse plus présent mais il va falloir se demander, individuellement et collectivement, pourquoi il y a autant de monde qui fête en solo. Indépendamment de Facebook. Juste le fait qu’avant, tout le monde se réunissait et là, c’est devenu une sorte de luxe.

Il y a des raisons derrière cette vague de fuite vers les réseaux sociaux mais ça nous touche au plus profond de ce que nous sommes et c’est probablement pour cette raison qu’il est (encore) si difficile de discuter de ce qui est en train de se produire, à 10 pouces de notre visage!

Claude Gélinas

Claude Gélinas

Expert du web et des médias sociaux

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