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Fût une époque où l’on achetait ce qu’on pouvait payer.

Puis, le crédit à la consommation a facilité l’acquisition de biens et de services avant même d’en avoir les moyens.

Cette révolution, conçue et opérée par les banquiers, a pu profiter, dans une moindre mesure, à certains consommateurs mais dans l’ensemble, les seuls gagnants de cette approche ont été les banquiers, eux-mêmes.

Qu’importe, sur une base aussi bien individuelle que collective, notre niveau d’endettement a explosé et atteint aujourd’hui des sommets qui ont de quoi donner le vertige.

À tous les niveaux de gouvernements, on entend parler des milliards de dollars dont les seuls intérêts annuels nous coûtent, eux aussi, des milliards de dollars et ça descend, comme ça, jusqu’à des millions de consommateurs canadiens endettés qui se demandent quand ils vont finir par pouvoir se libérer des griffes de leurs créanciers.

Au Canada, les élus fédéraux, ouvertement favorables au nouvel ordre mondial qui préconise l’internationalisation des mouvements d’argent, n’ont rien fait pour nous protéger adéquatement des banquiers qui s’enrichissent dans le chaos qu’ils contribuent à établir et à maintenir. Aujourd’hui, il ne faut donc pas se surprendre que les Stephen Harper, Michael Ignatieff, Jack Layton et Gilles Duceppe ne fassent RIEN de concret pour stopper le vampirisme rampant des banquiers sur les consommateurs qui n’en peuvent plus de payer des intérêts sur leurs dettes.

Existe-t-il des alternatives pour les consommateurs canadiens endettés?

Voyons voir.

Les banques, au nombre de sept (7), soit la Royale, la TD, Scotia, BMO, CIBC, la Laurentienne et la Banque nationale (de même que Desjardins), prospèrent toutes grâce aux lucratifs prêts à la consommation, via des cartes de crédit portant un taux élevé — on se doute à quel point elles n’ont aucune envie de prêter de l’argent à un taux d’intérêt plus faible, compte tenu de l’absence d’autres alternatives pour les gens endettés ce qui les confirme dans leur vulnérabilité relative.

Les gouvernements peuvent offrir un soulagement temporaire aux problèmes d’endettement pour les plus futés, comme ceux qui lancent des “projets d’affaires” susceptibles de recevoir des subventions mais désormais, nos “dollars collectifs” vont surtout pour aider les transnationales étrangères.

Et oui, aussi imbécile que ça puisse sembler, pendant que la Caisse de dépôt engraisse les aéroports de Londres, le gouvernement du Québec donne des dizaines de millions de dollars à GSK pour qu’il produise des vaccins! Et ce n’est pas tout parce qu’avec l’épouvantable agence des PPP du gouvernement Charest (pour ne nommer que celle-là), on accorde à deux transnationales étrangères, soit Acciona et Macquarie Group, le “droit” de collecter les péages de deux principales autoroutes montréalaises en construction et ce, pour les 35 prochaines années — c’est hallucinant à quel point ce sont les étrangers qui s’enrichissent avec NOTRE argent mais bon, il suffit de dire que ce ne sont plus les gens d’ici qui ont “droit” aux largesses de l’État alors il n’y a pas vraiment de “soulagement financier” possible, de ce côté (à moins d’un incroyable coup de chance).

Alors, si les banques et les gouvernements ne peuvent rien faire pour amenuiser les effets très dommageables de l’endettement, qui peut aider les consommateurs endettés?

Les familles?

Oui et non — elles ont été largement affaiblies par les politiques sociales visant à nous isoler les uns des autres:

  • les bambins en CPE (garderies d’État);
  • les enfants à l’école (largement contrôlées par l’État);
  • les très jeunes adultes en appartement (en proie à l’endettement);
  • les adultes, dans la fleur de l’âge, en mode “cocooning” ou dit autrement, en mode “archi-égoïste” de repli sur soi;
  • les personnes âgées dans des CHSLD (les “mouroirs” d’État); et
  • les “cas problèmes de la société” isolés dans des “maisons d’hébergement”, des “centres” ou des “prisons”.

Wow!

Nous sommes loin de l’époque où les familles, les VRAIES FAMILLES, pouvaient relever des défis ENSEMBLE.

Aujourd’hui, c’est largement du “chacun pour soi”.

Et c’est épouvantable qu’il en soit ainsi.

En fait, la dernière alternative pour un consommateur endetté, le fameux “love-money” n’existe à peu près plus tant les relations entre les différents membres des familles sont devenues distantes, à force de vivre dans des bulles, loin les uns des autres. Tellement loin, en fait, que la fortune des uns va passer dans des objets de luxe et des voyages avant de passer dans un projet d’élimination de dettes d’un proche, dans la famille.

Au mieux, certains membres plus riches des familles peuvent endosser des membres endettés qui, sans cet endossement, ne recevraient jamais de prêt bancaire pour consolider leurs coûteuses dettes de crédit à la consommation.

Mais c’est de moins en moins fréquent parce qu’à force de déchirer le tissu social avec ses politiques délibérément isolationnistes, l’État livre une population canadienne de plus en plus vulnérable aux banquiers.

À part travailler plus, beaucoup plus, ou encore, gagner un énorme salaire, les consommateurs endettés vont devoir se résoudre à vivoter dans leur misère. Sérieusement, notre société ne vaut pas cher lorsqu’on regarde à quel point nous avons sacrifié le principe même de l’empathie pour le remplacer par de l’égoïsme rampant (sous diverses formes).

Et la fameuse “faillite personnelle”? Évitez ça à tout prix!

Ça n’a rien d’agréable de se faire pointer du doigt par des vautours (les banquiers) qui n’ont même pas le mérite de créer quelque chose, en société mais qui ne se gênent pas pour vous pénaliser encore plus pendant près d’une décennie et ce, même si vous repayez graduellement vos créanciers — c’est une fausse solution. Un dernier recours absolu…

Comme il n’existe à peu près plus d’alternatives “humaines” pour aider les gens endettés à s’en sortir, il va falloir que nous prenions les choses en main et pourquoi pas commencer par appuyer l’idée géniale du microcrédit? Ça court-circuiterait complètement les banques et ça nous enrichirait, sans fin.

Enfin bref, pour reprendre le contrôle de nos finances, il faut reprendre le contrôle de nos instruments financiers, dont l’argent et son mécanisme d’introduction dans l’économie.

Ce n’est pas en laissant les banquiers actuels nous saigner à blanc que nous améliorerons notre sort, individuellement et collectivement.

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