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Pour les investisseurs, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a des airs de preux chevalier qui, une fois les fraudes commises, arrive au galop pour faire pleuvoir leurs pénalités sur les têtes des conseiller et des courtiers-fraudeurs.

Ainsi, après avoir complètement foiré dans des dossiers très médiatisés comme…

  • Norman Burns pour l’Industrielle Alliance, à Trois-Rivières;
  • Vincent Lacroix de Norbourg, à Montréal (et ailleurs, au Québec);
  • Earl Jones de la Corporation Earl Jones, à Montréal;
  • Raymond Parent et Alain Bothol de la Société d’investissement Tempus, à Longueuil.

…et tant d’autres, l’AMF a perdu beaucoup de crédibilité alors pour “se refaire” dans l’opinion publique, ces derniers temps, elle a embauché un grand nombre d’inspecteurs qui multiplient les…

  • amendes;
  • poursuites;
  • suspensions;
  • ordonnances; et
  • blocage.

Tout ça pour donner l’impression que l’AMF a des dents pour protéger les investisseurs mais force est d’admettre qu’après plusieurs années d’inefficacité relative, cet intérêt soudain à vouloir trouver des coupables ne serait qu’un gros “show de boucane” destiné à donner l’impression que l’organisme de réglementation a une véritable utilité?

Le plus sérieusement du monde, il faut se poser la question si l’AMF ne devrait pas être démantelée après avoir fait preuve d’autant de laxisme.

Qui plus est, au lieu de créer un climat de confiance avec les courtiers, l’AMF s’adresse aux investisseurs et leur dit de dénoncer leurs courtiers à l’AMF au moindre doute. En transformant tous les investisseurs en délateurs potentiels, on se doute à quel point l’AMF a empoisonné ses relations avec les courtiers en valeurs mobilières — c’était vraiment malhabile et mal avisé d’agir comme ils l’ont fait car la quasi-totalité des gens inscrits dans leur registre sont irréprochables alors pourquoi donner l’impression au public que les conseillers et les courtiers doivent être dénoncés au moindre impair?

S’il fallait dénoncer l’AMF avec la même rigueur, ça ferait longtemps qu’on aurait mis la clé dans la porte de cet organisme de réglementation ultra-bureaucratisé et généralement paralysé par les règles plus tatillonnes les unes que les autres.

Il faut dire les choses comme elles sont: l’AMF représente la victoire de la bureaucratie sur le gros bon sens.

Il y a tellement de règles à l’AMF que ça prend une armée d’experts pour essayer d’y voir clair et si vous commencez à les questionner souvent (si vous avez un blogue et que vous avez besoin de réponses, par exemple) vous allez vous rendre compte qu’il leur arrive de se contredire.

Enfin bref, l’idée n’est pas de publier des noms mais simplement de souligner que les employés de l’AMF n’ont pas exactement la “science infuse”, même si plusieurs d’entre-eux ont un égo plus gros que la Lune.

N’ayant aucune concurrence, l’AMF engraisse en règlements et en mesures répressives mais perd de vue l’importance de cultiver des relations franches et constructives avec les conseillers et les courtiers pour établir un climat de confiance généralisé, dans le marché des valeurs mobilières.

On dirait que l’AMF profite des scandales qu’elle a laissé se produire pour augmenter ses frais (pris dans les poches des courtiers) d’une part et exiger plus de pouvoir répressifs (au gouvernement), de l’autre.

Ne faisant même pas un bon usage de l’argent qu’ils ont déjà, c’est gênant de les voir augmenter éhontément leurs frais obligatoires d’inscription perçus aux courtiers et en plus, ne sachant apparemment même pas comment se servir des règles dont ils disposent déjà, c’est doublement gênant de les voir quémander encore plus de pouvoirs législatifs, auprès du gouvernement.

Et le pire, c’est que malgré l’évidence que l’AMF, dans sa mouture actuelle, fonctionne mal, ils vont probablement recevoir leurs “na-nannes” quand même — encore une fois, l’absence de compétition créé un monopole qui ne s’auto-examine plus avec la rigueur qu’il faudrait.

Ça prendrait, pour faire image, un “vrai boss” à l’AMF.

Quelqu’un qui a davantage à cœur d’établir un climat de confiance pour tous ceux qui font partie de l’écosystème du marché des valeurs mobilières et qui, pour y parvenir, n’utiliserait qu’un minimum de ressources afin de donner l’exemple d’une saine gestion à tous les niveaux, en commençant par l’AMF.

Pour l’heure, ça ne semble pas être ce genre de patron là qui mène, à l’Autorité — et en plus, il n’y jamais d’excuses publiques, dignes de ce nom, pour toutes les balles qu’ils ont lamentablement échappées. Encore une fois, on revient au complexe de Demi-dieu de plusieurs employés de l’AMF qui se croient investis d’une mission divine d’ensevelir tous les humains de la Terre sous une montagne d’un kilomètre de paperasse dont eux-même ne saisissent pas complètement les effets. Tout ça pour essayer de “montrer” qu’ils “font quelque chose”… même si c’est contre-productif.

Pour toutes ces raisons, on pourrait croire que l’AMF d’aujourd’hui cherche, peut-être, par ses actions plus nombreuses, à s’arroger davantage d’argent (des “cotisations forcées”) et de pouvoir (du gouvernement) mais est-ce que c’est vraiment l’intérêt des investisseurs qui prime, dans tout ça?

Votre opinion vaut celle de n’importe qui d’autre, incluant la mienne.

Le temps nous dira qui avait raison à propos de l’AMF et ce qu’à plusieurs égards, je qualifie de “show de boucane”. Voilà, les amis, le micro est à vous…

Tags: amf, autorité des marchés financiers, l’autorité, investisseurs, investissements, argent, fonds, gouvernance, bureaucratie, politique, financement, conseillers, courtiers, valeurs mobilières, québec, gouvernement

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