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Les cartes de crédit à puce sont une nouveauté en Amérique mais au cours des dernières années, cette technologie a largement été utilisée en Europe et en Asie où, selon les émetteurs des cartes de crédit, elles auraient contribué à diminuer le nombre de fraudes.

En fait, c’est la fraude par clonage qui justifie le plus l’introduction de cette technologie. Un carte comprenant une puce s’avère plus difficile à cloner qu’en l’absence de cette puce. C’est exactement le même argument que lorsque les cartes de crédit ont été parées d’hologrammes et pourtant, quelques mois plus tard, aussi bien les vignettes que les bandes holographiques étaient clonées en série.

L’action de cloner une puce pourrait être (bien) plus compliquée que pour les hologrammes mais les émetteurs de cartes de crédit se gardent bien de dire que c’est “impossible”, ce qui relativise leurs superlatifs qu’ils utilisent pour décrire (et vendre) cette nouvelle technologie.

Il se peut que vous ayez vu les nouveaux terminaux de cartes de crédit à puces où il faut glisser sa carte dans une ouverture qui fait penser à une guichet automatique (bien que la carte demeure toujours accessible au client) mais il y a encore de nombreux marchands qui utilisent les “anciens” terminaux qui ne supportent pas les cartes à puces. Les détenteurs de cartes à puce peuvent cependant acheter dans tous les magasins, grâce à la bande magnétique à l’arrière de leur carte.

Les détenteurs de carte n’ont aucun autre choix que d’accepter la carte à puce s’ils veulent continuer à utiliser leur carte de crédit. Pour que le système fonctionne de manière optimale, toutes les cartes doivent être changées et le plus gros des cartes le seront au cours des mois qui viennent.

La carte de crédit à puce sera un peu plus sécuritaire mais c’est surtout en raison de l’utilisation d’un NIP. Les émetteurs de cartes de crédit semblent être les grands gagnants de cette transition puisque c’est eux qui étaient les plus touchés (financièrement) par les activités de clonage de carte de crédit.

Ce sera intéressant de voir si les émetteurs de cartes repasseront les économies (dûes aux cartes plus sécures) à leurs clients ou encore, s’ils en profiteront pour empocher ce profit, aussi discrètement que possible.

Pour les détenteurs de cartes de crédit à puce qui achètent en ligne ou via un service téléphonique, il n’y a pas de différence puisque le NIP n’a qu’à être fourni lors des achats effectués en personne, via un terminal acceptant les cartes de crédit à puce.

Ce que les émetteurs de cartes de crédit du Canada annoncent à leurs clients, c’est un mode de paiement plus sécuritaire parce que mieux sécurisé. On retrouve beaucoup de matériel publicitaire simpliste mais c’est difficile de parler à un agent ou un responsable des médias qui connaît suffisamment la technologie pour l’expliquer, techniquement.

Ainsi, nous sommes dans une “grande période de familiarisation” avec cette technologie qui rend caduque l’obligation de signer le reçu du marchand mais qui va obliger les détenteurs de carte à entrer un NIP pour régler leurs achats.

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