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Dans les écoles secondaires du Québec, nos enfants bénéficient d’une heure trente d’éducation physique, par semaine.

Si on enlève le temps pour…

  1. Se préparer (changer ses vêtements, au début et… à la fin);
  2. Se rendre au lieu d’exercice;
  3. Écouter les consignes;
  4. Attendre “sur le banc” jusqu’à son tour (enfin); et
  5. Faire le poteau de clôture pendant que d’autre volent la vedette.

Et bien, en enlevant tous ces moments, il ne reste pas 1h30 d’éducation physique, à proprement parler.

Alors voilà.

La société envoie les messages qui valorisent la santé et la bonne forme physique mais dans les écoles, sur le proverbial plancher des vaches, nos élèves se retrouvent, plus souvent qu’autrement, dans des corridors plates, des cafétérias pleines à craquer et des “zones tampon” diverses où ne rien faire est à peu près la seule option.

Ah! Oui, j’oubliais. Il y a la bibliothèque où il faut être sage comme une image. La belle affaire!

Il s’agit d’un cas patent de “faites ce que je dis, pas ce que je fais”.

L’école québécoise n’a AUCUNE crédibilité, en termes d’éducation physique.

Au mieux, les profs d’éduc. réussiront à insuffler la flamme à quelques élèves généralement vendus d’avance (l’élite qui optera pour un programme sports-étude, par exemple). Pour le reste du groupe, ce sera un spectaculaire coup d’épée dans l’eau où de la sueur imprégnera le gymnase, certes mais ce sera tout. Ça n’ira pas plus loin et une majorité d’élèves reprendra son train-train quotidien qui ne comprend aucune activité physique, digne de ce nom.

Alors qu’est-ce que les profs d’éducation physique font, devant une telle situation?

Est-ce qu’ils se rebellent et exigent qu’on les respecte, eux et leurs élèves qui ont BESOIN de bouger, à TOUS les jours? Non. Ils s’écrasent. Ils encaissent leurs chèques de paie et prient pour que personne ne remarque à quel point ils sont devenus “secondaires” dans l’éducation des enfants.

Les profs d’éduc. ont étudié à l’université pour transmettre l’excellence (rien de moins) et les voilà, rendus dans nos écoles secondaires québécoises, à tenter de transmettre leur savoir dans un contexte (temporaire et contextuel) tellement mal ficelé que le mieux qu’ils arrivent à faire, c’est de flirter avec la médiocrité.

1h30 par semaine (moins les “in-between”) pour remettre notre jeunesse en forme.

Soyons francs, c’est carrément pathétique…

C’est tellement triste pour les professeurs d’éducation physique qui, dans les faits, passent pour des adultes moins utiles à la société que, disons, les profs de maths ou même d’histoire. Au ministère de l’Éducation, ça fait longtemps qu’ils ont jeté par la fenêtre les expressions comme “un esprit sain dans un corps sain” ou “la santé par l’exercice physique régulier (i.e.: à tous les jours)”.

Non, au MELS, c’est “cool” de surcharger les élèves de périodes “assises” tout en leur accordant un minimum gênant de temps “debout” (le fameux 1h30 d’éduc.) pour ensuite leur faire la morale sur leur manque d’initiative, leur surpoids et plus généralement, leur léthargie — comme si le fait de reléguer l’éducation physique au bas de la liste de “priorités” n’avait pas “un p’tit quek’ chose” à voir avec tout ça.

On serait paranos et on se demanderait si le MELS n’était pas en train de vouloir “créer” une génération plus facile à réduire à l’esclavage (économique ou autre) en lui enlevant le réflexe de se tenir en forme, de savoir s’alimenter comme il se doit et plus généralement, de savoir apprécier le fait que le corps est un temple qu’il faut entretenir avec respect, à TOUS les jours.

En fait, on a pas besoin d’être paranos pour penser ainsi -car- le ministère de l’Éducation du Québec prouve, par ses décisions, ses préférences et ses gestes qu’il n’a PAS à cœur la santé physique des jeunes, ni leur équilibre émotionnel car, soyons francs, quel jeune sera vraiment équilibré avec une maigrichonne petite période d’éduc., par semaine? Hummm?

Franchement, c’est de rire des enfants (et de leurs parents) que de s’attendre à ce qu’avec aussi peu d’éducation physique, autant de périodes de cours (autres) et de devoirs le soir (et les week-ends… et oui, les profs virent zinzin avec leurs *&*$# de devoirs qui n’en finissent plus), ces enfants réussissent à trouver le temps nécessaire pour vraiment prendre soin —comme il se doit— de leur santé physique.

Et ce serait tellement merveilleux si, à chaque matin, midi et après-midi, il y avait des périodes intenses d’entre 10 et 20 minutes (selon les routines) où les enfants pouvaient bouger abondamment avant de s’asseoir sur une chaise.

Une espèce de Technique Henri Nadeau adaptée spécifiquement pour les jeunes et pimentée de mouvements différents et amusants, à chaque jour.

Enfin bref, quelque chose de plus convaincant que l’actuelle période d’éduc., véritable insulte à notre intelligence collective.

Les parents du Québec doivent donc, encore une fois, prendre les choses en main parce qu’il semble que les “professionnels” en place soient tellement sclérosés dans leurs routines qu’ils ne voient même plus à quel point les écoles sont devenues des usines à surpoids (où le nombre d’enfants obèse monte, d’ailleurs, en flèche — genre, flèche presque droite, depuis les dernières années).

Alors les parents devront, simultanément, exiger…

  1. Moins de périodes de cours “toujours assis” afin d’intégrer davantage de méthodes alternatives (et mobiles, idéalement) d’éducation (oui, ça prend un minimum de créativité — duh!);
  2. Plus de mini-périodes d’éducation physique (matin, midi et après-midi, autant que possible — et ça doit être -vraiment- plaisant, les enfants doivent se sentir [et être] “bien oxygénés” après celles-ci);
  3. Beaucoup moins de devoirs car le soir, la matière ne rentre plus aussi bien que pendant le jour (j’espère que les profs le savaient déjà) et ça brise irrémédiablement la vie de famille qui est À LA BASE de notre société;
  4. Que les (oui, “les” et non “le”) cours d’éducation physique soient appuyés par un autre cours de style “économie familiale v. 2.0” où l’on parlerait de fondements essentiels de la santé humaine et des bonnes techniques d’hygiène afin de créer une synergie claire entre le volet sportif et académique.
  5. Qu’un enfant qui veut bouger puisse le faire, en tout temps… comme dans un milieu de travail. Ça peut être encadré, certes mais le fait de pouvoir aller s’oxygéner doit être respecté, intégralement.

Si on commence avec cette tentative de programme, on verra TRÈS RAPIDEMENT que nos enfants sont plus alertes, plus intéressés, plus concentrés et généralement, plus heureux et paix, avec leur corps désormais plus sain, actifs et… en santé.

Les idées énoncées ici appartiennent à tout le monde, elles sont en quelque sorte “open source” et peuvent être reprises tel quel par ceux qui veulent secouer les puces de leur “establishment” scolaire.

Pour l’amour de nos enfants, ne les laissons pas croire que l’éducation physique québécoise se résume à 1h30 de léthargie, par semaine — défendons avec énergie leur droit fondamental et absolument inaliénable de “cultiver” leur corps avec rigueur, passion et intelligence, à même le milieu scolaire.

Et si le ministère de l’Éducation s’oppose, ce sera une preuve de plus (par-dessus toutes les autres) de leur incompétence ronflante…

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