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Partout dans le monde et surtout en Occident, où le crédit à la consommation est offert à un maximum de consommateurs, l’endettement mène à l’exclusion économique et sociale des individus et de ceux qui dépendent d’eux.

Aussi bien les individus endettés que ceux qui dépendent de lui pour vivre, que ce soient un conjoint, un enfant, un parent ou tout autre membre de la famille (ou même des connaissances) doivent ajuster leurs actions, aussi bien au plan économique que social, pour composer avec l’endettement.

Pire, l’endettement est toxique en ceci qu’il engendre sans cesse plus d’endettement.

Si le père de famille est endetté, il lui est à peu près impossible d’aider ses enfants qui, dès la majorité, se tournent vers le crédit à la consommation pour une myriade de besoins, tous plus pressants les uns que les autres.

Dans cet exemple, le père de famille endetté se sent doublement coupable. D’abord de ne pas pouvoir aider financièrement son enfant et de le voir, sans faire de bruit, glisser dans le même piège d’endettement que lui.

Un père qui n’aurait pas été endetté aurait typiquement eu plus de marge de manoeuvre financière pour aider son enfant et ainsi le sauver du fardeau de l’endettement. À tout le moins, à ce moment là.

Ces situations sont courantes dans notre société de consommation.

Si vous faites partie des gens qui n’ont aucun endettement, qu’importe la raison, si vous regardez bien, vous trouverez fort probablement un grand nombre de personnes autour de vous qui, eux, en ont.

Ainsi, l’endettement maintient son caractère toxique pour quiconque doit en porter le fardeau mais pour tous ceux qui constatent que cet individu se retire de son cercle financier et social.

Par exemple, la personne endettée refusera poliment d’investir avec ses amis dans un petit projet d’affaires, étant incapable de manifester le montant considéré raisonnable par les autre co-investisseurs. Même chose pour un véhicule qui sera loué au lieu d’être acheté. Idem pour les items électroniques ou les électroménagers qui devront être acquis via un coûteux service de financement au lieu d’être acquis au comptant (sans les intérêts et avec une meilleure opportunité d’épargner, en raison du paiement au comptant).

Donc ça, c’est l’exclusion financière mais ça ne s’arrête pas là. Il y a le volet de l’exclusion sociale.

Parlez-en aux parents qui aimeraient bien envoyer leurs enfants dans les voyages scolaires mais qui ont honte d’avouer qu’ils n’arrivent pas, en raison de leur endettement, à mettre les centaines ou les milliers de dollars de côté pour celui-ci. L’enfant a les larmes aux yeux, souvent incapable de comprendre pourquoi ses amis ont accès au voyage alors que lui, non. L’enfant se sent trahi par ses parents et ça créé d’importantes tensions qui mènent à un climat familial favorisant la mésentente, sur presque tous les autres fronts. Et ce n’est qu’un seul exemple mais on comprendra que le parent sera tenté d’inventer une fiction qui justifie que les voyages scolaires, c’est pour les autres (du genre, c’est inutile ou surfait… tout pour cacher l’horrible réalité de l’endettement et ses conséquences sur l’inévitable exclusion sociale qui en découle).

Autrement dit, les gens endettés font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont.

Et ils ont très, très peu de marge de manoeuvre financière alors rapidement, toute leur vie devient un long tunnel de remboursement de la dette toxique.

Ça peut prendre des décennies à rembourser une dette.

Perte d’emploi, problème de santé, coût d’élever des enfants, coûts des soins de santé pour des parents malades ou dur coup de la vie, tous ceux qui se croient en zone franche peuvent basculer, plus ou moins vite, dans l’endettement.

Et plus l’endettement augmente, moins les décisions sont réfléchies.

En fait, une personne endettée se sent redevable envers son créditeur et a généralement de la difficulté à fonctionner, pendant le jour et à trouver le sommeil, la nuit. S’ensuivent tous les problèmes liés à ces états de stress malsains. Problèmes au travail, tensions familiales et insomnie multiplient les petits aléas de la vie pour les rendre si gros qu’ils en deviennent largement ingérables. Et c’est là que les mauvaises décisions se prennent.

Qu’importent les bonnes intentions de rembourser les dettes, un enfant qui pleure pour obtenir un jouet qu’il croit normal d’avoir (dans sa psychée d’enfant) rendra un écosystème familial tendu et dès lors, la personne endettée sera tentée d’aller se procurer le dit jouet, question de maintenir un semblant d’harmonie, à la maison. Ce faisant, il glisse encore plus dans l’endettement et souffrira, encore et encore, d’une dette qui ne diminue pas.

Les intérêts

Un peu à l’images des gouvernements fédéraux et provinciaux ou même de nos villes ou de nos hôpitaux, nous avons des dettes où il est difficile de rembourser le capital.

Au mieux, nombreux sont les gens endettés qui paient les intérêts et le remboursement mensuel minimum. Ce faisant, ils sont assurés de voir leur dette augmenter sans que l’argent utilisé pour les paiements ne soit appliqué au capital.

En clair, ces dettes entretenues mensuellement via un paiement dit minimum ne baissent pas.

Quelle tragédie, surtout lorsqu’on pense à toutes ces personnes endettées qui ont une littératie financière variant de limitée à inexistante.

Ainsi, non-seulement ces personnes se sentiront à bout de souffle financièrement mais elles constateront que leur situation ne s’améliore pas. Loin de là.

Esclavage

L’endettement, c’est l’esclavage économique pour quiconque n’arrive pas à repayer son capital.

Hors du paiement du capital, aucun salut possible, en regard de ses dette.

Cette évidence pour les uns est encore aujourd’hui mal comprise par les autres.

L’exclusion financière et sociale résultant de l’endettement des individus cause des torts sans fin à notre société.

Comme tous les esclaves, les esclaves économiques portent le poids de leur endettement partout où ils se trouvent.

Certains arrivent à sourire quand même alors que d’autres, courageux mais pris au piège, affichent un sourire de façade pour cacher toutes ces angoisses qui les rongent, en raison de leur apparente incapacité à rembourser le capital de leurs dettes.

Les esclaves économiques qui n’arrivent même plus à rembourser leurs intérêts passent de grands amis des banquiers à personnes qu’il faut ramener à l’ordre, souvent de manière subversive, avec des lettres de menaces, des promesses de décote de crédit et même des avertissements de saisie.

À force de se faire casser du sucre sur le dos, l’esclave économique pourra recourir à l’aide d’un syndic de faillite mais bien que certaines dettes puissent être réduites ou même, plus rarement, effacées, viennent avec des conditions perdantes, comme l’exclusion du crédit pour 7 ans et ensuite, une reconstruction par étapes de ce même crédit.

Pour certains, cette solution de la faillite a permis de sortir un peu la tête de l’eau mais pour d’autres, ça n’a donné qu’un répit avant une suite des choses désavantageuse (car la faillite n’était pas assez “agressive” et les dettes restantes ont plombé tout espoir de “reprise” de l’individu).

Société brisée

Au plan de nos politiques publiques, qu’importe le pallier de gouvernement, on constate sans effort que les créanciers ont presque tous les pouvoirs.

Les dettes se contractent par des gens avec différents profils de risque ou de vulnérabilité mais une fois la personne endettée, le créancier qui profite largement des remboursements sur le prêts est le seul à gagner puisque l’individu et la société, au complet, à part le créancier, perdent.

La société est devenue brisée devant l’énorme laxisme de nos politiques publiques à l’encontre des prêteurs qui n’ont aucun état d’âme à emprunter à la Banque du Canada au taux directeur de 1,5% pour ensuite prêter ce même argent aux esclaves économiques à des taux de 19,9% ou plus.

C’est là une forme de vol contre les individus et les sociétés mais tant que nos élus se prosterneront devant les vampires du cartel bancaire canadien, à la solde des Rothschild et des Rockefeller (dont les fortunes sont fabuleuses mais acquises de manière épouvantablement pernicieuse et largement malhonnête, via la prise de contrôle des banques centrales et l’entretien des paradis fiscaux), rien ne changera.

En fait, l’endettement endémique des Québécois et des Canadiens est une résultante directe de l’inflation sur tous les aspects de notre consommation couplée à une stagnation des salaires, depuis plusieurs décennies.

Une tempête parfaite, contre des dizaines de millions d’esclaves économiques.

Nos élus répondent au cartel des banques mais si l’on se fie à leurs politiques publiques, n’ont à peu près aucun égard envers les victimes de ce cartel.

Les esclaves économiques n’en peuvent plus, financièrement et socialement, mal à l’aise qu’ils sont de devoir envisager une vie d’esclavage qui ne leur permet qu’un strict minimum d’espoir pour une vie meilleure.

Les dettes sont une prison et le cartel des banques du Canada (la 30aine d’institutions financières qui se servent à même notre bas de laine public à 1,5% pour nous prêter à des taux clairement malveillants), c’est une association de geôliers.

La question qu’il faut se poser, c’est pourquoi près de la totalité de nos élus, tous paliers de gouvernements confondus, se taisent en regard de cette machine bancaire qui travaille contre le meilleur intérêt des individus et du peuple.

Plus que jamais, c’est facile de voir à quel point l’endettement aliment des vampires économiques sordides qu’on appelle des banquiers. Ceux-ci nous volent dans la poche gauche pour nous transformer en esclaves économiques, le temps que l’argent revienne dans notre poche droite, avec l’intérêt qu’ils exigent, le temps de passer d’une poche à l’autre.

Qu’importe le parti au pouvoir, en tant que citoyen, vous devez vous opposer aux banquiers qui vous font du mal, sans fin, à vous et à tous ceux que vous aimez.

Le système bancaire fonctionne très bien pour les banquiers mais il est ruineux pour quiconque n’en est pas un.

Demandez-vous ce que votre élu peut faire pour changer les règles de ce jeux où vous sortirez toujours perdant.

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