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Le député d’Outremont et ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, aime faire référence à ce qu’il qualifie d’évidences.

Plus tôt, ce mois-ci, le Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques a publié son rapport après trois (3) mois intensifs passés à analyser les nombreux volets de nos affaires d’État, au plan financier.

À la page 26, il est question d’une évidence oubliée…

Au terme de ses travaux, le comité consultatif sur l’économie et les finances publiques ne peut que conclure sur une évidence, trop souvent oubliée : quoi que l’on fasse, la seule façon durable de gérer les finances publiques est de faire en sorte que les dépenses augmentent au même rythme que les revenus qui les financent – soit le rythme de la croissance économique.

Les défis auxquels le Québec est confronté nous forcent à respecter cette réalité.

Il serait difficile de faire-fi de cette logique implacable mais là, le gouvernement du Québec croule sous les dettes.

En ce sens, même si l’actuel gouvernement libéral respecte cette “évidence oubliée” et cesse de dépenser au-delà de la capacité de payer des contribuables, nous allons continuer à souffrir de notre terrible niveau d’endettement collectif.

La seule évidence qui devrait prévaloir, dans le Québec d’aujourd’hui, serait celle où l’on fait l’effort commun pour éliminer —le plus vite possible— cette dette qui limite sérieusement (et de plus en plus) notre liberté d’action.

Le service de la dette représente désormais le 3e poste budgétaire, en importance, après la santé et l’éducation.

Les membres du Comité auraient dû insister davantage sur l’évidence qu’une saine gestion des finances du gouvernement québécois passe par l’élimination de son endettement.

Pour arriver à éliminer la dette, le Comité ne propose rien sauf des scénarios pour renouer avec l’équilibre budgétaire, d’ici 2013-2014. C’est mieux que rien mais ce n’est pas assez.

Les citoyens savent que la nébuleuse d’organismes paragouvernementaux doit être nettoyée en profondeur et que des ministères comme ceux de l’Emploi, du Tourisme et de la Culture doivent être dégraissés mais le Comité, lui, n’envisage pas ces possibilités.

À quelques jours du discours du budget 2010 du ministre Bachand, il appartient aux citoyens d’exiger que l’énorme problème récurrent de la dette publique soit adressé avec fermeté, quitte à l’inclure au nombre des “évidences” avec lesquelles il faut composer.

Tags: dette publique, finances publiques, gouvernement, québec, québécois, citoyens, raymond bachand, ministre des finances, comité sur les finances publiques, organismes gouvernementaux, paragouvernemental, argent, capacité de payer, 2010

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