Select Page

 

Le monde entier suit avec attention la fuite de millions de documents confidentiels concernant les activités de Mossack Fonseca, au Panama pour le compte de clients éparpillés aux quatre coins de la planète.

Puisqu’il s’agit d’une nouvelle si importante, c’est utile de chercher à savoir qui finance les activités de l’ICIJ qui est derrière la distribution des Panama Papers.

logo-de-l-icij

En fait, l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) se décrit comme un réseau international de 185 reporters dans plus de 65 pays qui collaborent sur des sujets qu’ils choisissent d’investiguer.

C’est donc un consortium de journalistes d’enquête.

Comme dans ce qu’on voit avec l’émission Enquête, à Radio-Canada.

On comprend le principe où ces reporters se partagent des renseignements mais dans les faits, qui finance l’ICIJ. Ça nous force à faire un peu de journalisme d’enquête… sur les journalistes d’enquête!

Et c’est important de le faire parce que les Panama Papers vont continuer à exposer des liens très inconvenants entre des individus ou des groupes et des usages variés de comptes dans des paradis fiscaux. Dans ce contexte, c’est utile de savoir qui paie pour que ce soit révélé au monde entier (après la fuite, la “valorisation” de ces millions de documents).

Financiers de l’ICIJ

Sur le site de l’ICIJ, une organisation sans but lucratif, ils mentionnent quelques financiers récents, à savoir:

  • Adessium Foundation
  • Open Society Foundations
  • The Sigrid Rausing Trust
  • Fritt Ord Foundation
  • Pulitzer Center on Crisis Reporting
  • The Ford Foundation
  • The David and Lucile Packard Foundation
  • Pew Charitable Trusts
  • Waterloo Foundation

Il y a aussi une mention très spéciale pour Graeme Wood, un philanthrope et homme d’affaires australien.

Derrière l’ICIJ

Il faut cependant comprendre que l’ICIJ est un projet, fondé en 1997, par le Center for Public Intergrity (CPI) qui, lui, cherche à révéler les abus de pouvoir, la corruption afin de voir à faire triompher l’intérêt public.

Dévoiler la vérité, où qu’elle se trouve, en quelque sorte.

Voilà un objectif bien louable mais encore une fois, on s’intéresse à ceux qui financent le CPI qui chapeaute l’ICIJ, basé à Washington D. C., aux États-Unis.

Vous allez voir, certains financiers se recoupent entre ceux qui financent le CPI et l’ICIJ. Voici une liste datant de 2014 (mais réputée être à jour) des financiers du CPI:

Financiers internationaux majeurs

Support nouveau ou récurrent de 20k$ et plus, en 2014

  • Adessium Foundation
  • Rita Allen Foundation
  • American Council of Learned Societies
  • Laura and John Arnold Foundation
  • Atlantic Philanthropies of New York
  • The California Endowment
  • Carnegie Corporation of New York
  • Annie E. Casey Foundation
  • Charina Endowment Fund
  • Craigslist Charitable Foundation
  • Deer Creek Foundation
  • Democracy Fund
  • Emmett Foundation
  • Everett Foundation, Inc.
  • Estate of Jane Bierdeman Fike
  • Ford Foundation
  • Foundation for National Progress
  • Foundation for the Carolinas
  • David B. Gold Foundation
  • Goldman-Sonnenfeldt Foundation
  • Grantham Foundation for the Protection of the Environment
  • Green Park Foundation
  • William and Flora Hewlett Foundation
  • W.K. Kellogg Foundation
  • John S. and James L. Knight Foundation
  • The Kresge Foundation
  • John D. & Catherine T. MacArthur Foundation
  • Robert R. McCormick Foundation
  • National Institute for Health Care Management Foundation
  • Omidyar Network
  • Open Society Foundations
  • The Park Foundation, Inc.
  • Piedmont Financial Trust
  • Ploughshares Fund
  • Public Welfare Foundation
  • Sigrid Rausing Trust
  • Rockefeller Brothers Fund
  • Rockefeller Family Fund
  • The Stanley Foundation
  • Vanguard Charitable Endowment Program
  • Wallace Genetic Foundation
  • Wyncote Foundation

Supporteurs institutionnels

Support nouveau ou récurrent jusqu’à 20k$, en 2014

  • Parks and Paula Sheller Adams Family
  • Foundation, Inc.
  • Jean Y. Aoki Trust
  • The Armstrong Foundation
  • America’s Charities
  • BelleJar Foundation
  • The Benevity Community Impact Fund
  • Berkshire Taconic Community Foundation
  • Law Office of Steven Birnbaum
  • Career Key, Inc.
  • Charles Schwab Charitable Fund
  • Cierra Creative
  • The Community Foundation – Boulder County
  • The Community Foundation for the National
  • Capital Region
  • Davis Wright Tremaine LLP
  • Dawson Ryan Associates
  • Delucchi Family Trust
  • El Dorado Community Foundation
  • Isadore Sadie Dorin Foundation
  • Fidelity Brokerage Services LLC
  • Fidelity Charitable Gift Fund
  • The Finzen-Clark Family Foundation
  • Foundation for National Progress
  • Goodrich Quality Theaters
  • The Grodzins Fund
  • The Jon L. Hagler Foundation
  • James G. Hart Foundation
  • Hess Living Trust
  • Honeybee Foundation
  • The Barbara Hope Foundation
  • ImpactAssets
  • The Ivy Fund
  • Jewish Community Federation and
  • Endowment Fund
  • Kameny Group
  • Michael and Ina Korek Foundation Trust
  • Pauline M. Mayo Trust
  • Medtronic YourCause, LLC
  • MembersGive Powered by JustGive
  • Merrimac Benefit Insurance Agency
  • Microsoft Matching Gifts Program
  • The Minneapolis Foundation
  • Mozilla Foundation
  • The New York Community Trust
  • Princeton Area Community Foundation
  • RAM Publications, Inc.
  • The Harman Rasnow and Eleanor Rasnow Trust
  • Raven Rocks Press
  • Reliance Trust
  • Renaissance Charitable Foundation, Inc.
  • Grace Jones Richardson Trust
  • Rosetta W. Harris Charitable Lead Trust
  • Rotberg Comens Bray Foundation
  • Rush Powers Media
  • Scripps Howard Foundation
  • The Seattle Foundation
  • Skeist Family Charitable Trust
  • Stroud & Do Law Firm
  • Take Part
  • T/C Mailing, Inc.
  • Tides Foundation
  • United Way of the Bay Area
  • Urban Stems
  • Washington State University
  • Wichita Falls Area Community Foundation

À cette longue liste s’ajoute une longue liste de riches supporteurs qui ont donné 250k$ et moins, selon différents niveaux de contribution.

Ainsi, même si le journalisme d’enquête international coûte cher, ils sont bien financés pour conduire leurs travaux.

Selon le site du CPI, les priorités éditoriales vont dans le sens de l’environnement, de l’économie, de la politique et du journalisme d’enquête international. Le CPI ajoute cependant que les sommes d’argent qu’ils reçoivent n’ont pas d’influence sur le choix de leurs priorités.

Des noms connus

Parmi tous ces financiers qui assurent la bonne santé financière du CPI, en charge du projet “ICIJ”, on en retrouve qui attirent davantage l’attention.

Par exemple, le CPI est financé par la Fondation Ford qui a des liens avec la CIA, la “Open Society Foundation” qui appartient à George Soros, la fonds famille Rockefeller et le fonds des frères Rockefeller qui font partie du cartel bancaire international de la famille Rockefeller.

Les liens de la Fondation Ford avec la CIA sont bien documentés depuis les années 1940. Pourquoi cette fondation investit-elle autant dans le CPI? La Fondation Ford est-elle à la recherche de la vérité, où qu’elle se trouve ou a-t-elle un intérêt à financer des journalistes d’enquêtes qui, comme dans le cas des Panama Papers, ont le pouvoir de faire trembler certains individus ou groupes?

Certains voient dans l’agenda d’une sélection de financiers du CPI un désir de changer le régime de contrôle, dans le monde. Dans le cas des Rockefeller, ça fait longtemps qu’ils ont déclaré contrôler le monde par l’argent, ces bouts de papiers sans valeur intrinsèque avec lesquels ils s’enrichissent sans fin, par le jeu truqué des intérêts, dont ils sont les seuls bénéficiaires.

le-canal-de-panama-pour-les-riches

Le fait que les deux premières victimes des Panama Papers sont respectivement Vladimir Putin, président de la Russie et Bachar al-Assad, président de la Syrie devrait intéresser les esprits critiques qui observent cet énorme scandale se dérouler, un peu au ralenti, avec des millions de documents qui vont continuer à faire surface, au cours des mois et années à venir.

À voir les effets directs et immédiats des Panama Papers sur ces deux présidents, ça ressemble à une opération de déstabilisation. Ça pourrait envoyer un message à ces deux individus de “rentrer dans le rang” ou alors, subir les conséquences de leur agenda non-aligné sur celui choisi par une élite mondiale opaque, en partie derrière le CPI et l’ICIJ.

Dans le même ordre d’idée, on a vu les conséquences de cette fuite contre les premiers ministres de l’Islande et du Pakistan. Encore là, le message de “rentrer dans le rang” est plutôt limpide.

Alliés sacrifiés

On remarque aussi que des alliés stratégiques de Washington ont gouté à la médecine des Panama Papers, comme le président ukrainien Petro Poroshenko et le roi d’Arabie saoudite Salman Bin Abdulaziz Bin Abdulrahman Al Saud mais ça fait partie du plan derrière ce scandale, pour éviter de trop laisser paraître l’attaque en règle contre la Russie et la Syrie.

Il y a aussi très peu d’Américains (environ 400 “petits poissons”, en tout, dont Tina Turner) dans les millions de documents faisant partie des Panama Papers ce qui, bien entendu, n’est pas réaliste. Ça ressemble à une attaque contre les ennemis de l’élite. L’attaque contre le peuple américain a déjà cours via des politiques sans cesse plus restrictives couplées à une délocalisation des moyens de production.

Comme le fait remarquer l’Economic Policy Journal, l’ICIJ ne nous montre que ce qu’elle veut bien. Aucun moteur de recherche ne semble être assez curieux pour s’attaquer à l’indexation des documents de la fuite. Curieux, quand même mais lorsqu’on y pense, ça fait du sens car l’élite prendra son temps pour relâcher ses éléments d’information au fil du temps, quand ça lui convient le mieux.

Perspective

Et nous, dans tout ça?

On assiste à une espèce de règlement de comptes entre une élite politico-financière alliée aux Rockefeller qui fait avancer son agenda en discréditant ses détracteurs.

Ça pourrait n’être que du journalisme d’enquête mais ça sonne faux.

coincer-les-riches

Les grands médias sont des maîtres dans l’art de forger l’opinion publique. Ils impriment dans nos esprits cette pensée unique qui nous empêche de se réaliser pleinement (dans ce que nous avons d’unique, en tentant de nous “standardiser“) mais ça a aussi pour effet de nous pousser au conformisme, à la soumission et à l’obéissance aux puissances économiques qui régulent des pans entiers de nos vies.

Ainsi, c’est un bon moment pour se poser des questions.

Pour s’interroger.

Il y a fort à parier que les objectifs derrière les Panama Papers soient multiples. L’une des cibles, c’est le grand public qui doit comprendre qu’une personne ou un groupe qui ne se soumet pas à la finance oligopolistique des Rockefeller en paiera le prix, à tous les niveaux.

Un gros message d’avertissement contre quiconque voudrait s’extirper du modèle oppressant des banquiers de l’élite, comme les Rockefeller qui ont prix le contrôle du Canada (de manière officielle) en 1975, quand Pierre-Elliot Trudeau nous a VENDU à leur cartel bancaire.

C’est d’ailleurs depuis 1975 que 100% de l’argent émis par la Banque du Canada porte un intérêt, payable à une banque émettrice (comme les sept grandes banques canadiennes). C’est de cette manière que notre dette a explosé à des niveaux inédits et mathématiquement impossibles à rembourser, à court ou à moyen terme. Tout ça au profit des banques alignées sur les intérêts des Rockefeller (et des Rothschild, aussi).

2-6-tb-de-donnees

Il faut donc rester vigilants devant la nouvelle des Panama Papers et chercher  vérifier s’il n’y aurait pas un autre angle, à ces fuites.

En investiguant les financiers derrière le CPI et son projet d’ICIJ, c’est une première piste qui nous permet de comprendre qui s’assure de la bonne marche de l’opération de diffusion de cette énorme fuite de documents.

Pin It on Pinterest