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Lorsqu’en tant que parent, on accepte de confier nos enfants au réseau scolaire québécois, qu’il soit public ou privé, on témoigne de notre confiance à celui-ci.

On accorde notre confiance à l’école, bien entendu mais aussi à tous ceux qui y travaillent, pour contribuer à l’éducation de nos enfants. Il va de soi que l’éducation commence à la maison mais la suite logique, dans notre société, c’est l’école où des apprentissages complémentaires ont lieu.

Règle générale, on ne remet pas en question l’approche utilisée par l’école.

Que ce soient les parents, leurs enfants ou les travailleurs du réseau de l’éducation, on voit une obéissance remarquable à la quirielle de règles scolaires. Tout le monde s’y conforme, parfois pour le mieux et parfois, même devant des situations troublantes où l’enfant semble oublié au profit d’une bureaucratie scolaire étouffante, pour le pire.

Comme nos enfants sont au centre de nos vies, en tant que parents et citoyens côtoyant ceux-ci, l’école et ses règles touche tout le monde. Or, qui prend vraiment le temps d’analyser froidement ce qui s’y passe?

Chacun doit se faire sa propre idée de l’école et qu’on l’aime ou non, il est important de l’analyser dans le sens du meilleur intérêt de nos enfants puisque c’est le premier enjeu qui devrait y être instrumentalisé.

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Pour ceux qui n’ont pas encore fait l’effort de décoder l’école, il y a cette femme d’une cinquantaine d’années, nommée Mado (sans nom de famille connu, apparemment) qui fait partie de l’initiative Personocratia qui a publié une vidéo intitulée “La crétinisation scolaire” et sans surprise, ça brasse les susceptibilités des amoureux de la formule actuelle, en éducation, au Québec (et à peu près partout ailleurs).

Avant de continuer votre lecture de ce billet, prenez une vingtaine de minutes pour visionner cette vidéo. Écoutez froidement les arguments de Mado et voyez s’il y en a, parmi ceux qu’elle évoque, qui correspondent à votre expérience avec le milieu scolaire.

Si vous n’êtes pas habitués à critiquer l’état du monde, autour de vous, la vidéo de Mado vous semblera révolutionnaire et indigeste car elle vous force à envisager la vie —et votre relation à la vie, notamment “la vie à l’école”— avec un regard critique. Mais rassurez-vous, ses arguments sont basés sur des faits et non de simples opinions.

Au contraire, si vous entretenez une pensée critique face au monde qui vous entoure, cette vidéo correspondra probablement assez bien à votre compréhension du monde scolaire.

La question qu’il faut se poser, c’est à savoir si le réseau scolaire actuel contribue à la crétinisation de nos enfants, comme le prétend Mado.

Si c’est vrai et qu’on en vient à convenir qu’il faudrait faire les choses autrement, en éducation, ça va nous forcer à s’opposer à un modèle social conçu pour servir l’élite dirigeante et non les enfants qui, eux, passent de longues journées dans un milieu qui ressemble à une prison et où il y a autant de règles à suivre. Les enfants, dès leur plus jeune âge, apprennent à obéir, pour le grand bonheur des élites qui n’auront pas à craindre la remise en question de leur lucratif statu quo social, où ils sont les maîtres indélogeables du jeu qu’ils entretiennent (pétrole, pollution, maladie, stress, endettement, etc.).

Les parents que nous sommes doivent réfléchir à ces choses mais pas trop longtemps parce que s’opposer au système en place nous place dans une position intenable puisque ce système peut s’en prendre aussi bien à nous qu’à nos enfants pour avoir osé questionné l’ordre établi des choses.

En ce sens, Mado livre un message censé qui va dans le sens de défendre nos enfants devant un système qui ne cherche pas tant à développer leur capacité à apprendre que leur réflexe d’obéir et de se soumettre.

Est-ce que nous sommes prêts à entendre un tel message, au Québec?

logo-de-personocratia

Il faut se questionner sur le message que diffuse Mado via le filtre, profondément humain et humaniste qu’impose la logique “pro-humain en qu’être créateur” de Personocratia.

Sans tout remettre en question, il est entièrement possible que l’état actuel de notre réseau d’éducation, au Québec, soit le résultat d’expériences destinées à nous contrôler, d’où l’allure actuelle de nos écoles où la règle administrative a plus de pouvoir que le désir de l’enfant (sa voie naturelle qui est largement réprimée pour satisfaire aux règles).

Il y a assurément moyen d’ouvrir une discussion sérieuse sur la manière d’enseigner car la formule actuelle, faisant l’objet de nombreuses critiques, a plusieurs volets à modifier (en profondeur) pour renouer avec l’éducation, dans le sens du meilleur intérêt de l’enfant.

À vous de voir si cette vidéo offre des voies de solution, en dénonçant divers aspects moins glorieux de notre système scolaire.

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